SCENE PREMIÈRE
FRILLER, assis près d'une tapie où des bougies sont a/ mées , et oîi il y a des pièces dïor étalées.
Je ne connais pas de passe- temps plus doux que celui de compter de For ; c'est pourquoi je me sois fait inty vidant, d'une veuve jeune et riche.
Se levant et remplissant d'or les deux poches de s< Comme on marche droit avec ce balancier ! parfait! Cette rentrée ne sera pas indifférent caisse particulière. Cela va bien, oh! très-bie conçois pas avec quelle facilité je fais marcher mes intérêts et mon honneur.
AIR
J e suis honnête homme , Chacun le sait bien ; Jamais (Tune somme Je n'écorne rien.
Toujours à Madame,
Très-fidèlement ,
Ce qu'elle réclame
Est paye comptant ;
Et pourtant sans cesse ,
Petit-à-petit ,
Je vois que ma caisse
Se renfle et s'emplit.
Quel est ce mystère ?
Comment puis-je faire ?...
Voici le secret ,
Oui , voici le fait.
C'est que l'or qui passe
Chez un intendant ,
Laisse apparemment
Toujours quelque trace.
Oui , je reconnais pour ma part , Cette grâce d'ëtat , car :
Je suis honnête homme ,
Chacun le sait bien , etc.