‹ Emma, ou, La promesse imprudenteChapitre 2 sur 48 · SCENE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIÈRE

FRILLER, assis près d'une tapie où des bougies sont a/ mées , et oîi il y a des pièces dïor étalées.

Je ne connais pas de passe- temps plus doux que celui de compter de For ; c'est pourquoi je me sois fait inty vidant, d'une veuve jeune et riche.

Se levant et remplissant d'or les deux poches de s< Comme on marche droit avec ce balancier ! parfait! Cette rentrée ne sera pas indifférent caisse particulière. Cela va bien, oh! très-bie conçois pas avec quelle facilité je fais marcher mes intérêts et mon honneur.

AIR

J e suis honnête homme , Chacun le sait bien ; Jamais (Tune somme Je n'écorne rien.

Toujours à Madame,

Très-fidèlement ,

Ce qu'elle réclame

Est paye comptant ;

Et pourtant sans cesse ,

Petit-à-petit ,

Je vois que ma caisse

Se renfle et s'emplit.

Quel est ce mystère ?

Comment puis-je faire ?...

Voici le secret ,

Oui , voici le fait.

C'est que l'or qui passe

Chez un intendant ,

Laisse apparemment

Toujours quelque trace.

Oui , je reconnais pour ma part , Cette grâce d'ëtat , car :

Je suis honnête homme ,

Chacun le sait bien , etc.

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