LES DEUX SŒURS
De vos soins , depuis mon enfance , Pourrai-je vous payer jamais?
Ah •' combien ma reconnaissance Voudrait égaler vos bienfaits.
RAYMOND
La vertu , depuis votre enfance , Ne vous abandonna jamais ; Voilà, voilà ma récompense; Je suis paye' de mes bienfaits.
RAYMOND
N'aimez-vous pas votre vieux père?
LOUISE
Eh ! qui peut ne pas vous che'rir ?
RAYMOND
Avec lui vous savez-vous plaire ?
EMMA
Auprès de vous tout est plaisir.
RAYMOND
|Vous embellissez ma vieillesse.
LOUISE
Ah ! du moins nous le desirons.
RAYMOND
Chacun vante votre sagesse.
EMMA
Elle est le fruit de vos leçons.
RAYMOND
Eh bien , voilà ma récompense ; Et c'est moi, c'est moi , mes enfans , Qui dois à vos soins caressans La plus tendre reconnaissance.
LOUISE
Oh ! mon père !
Viens sur mon cœur.
EMMA
Oh ! mon père !
RAYMOND
Viens sur mon cœur.
Oui, mes enfans , je vous dois mon bonheur.
'Ci