SCÈNE PREMIÈRE
EDMON ? LE BARON.
EDMON.
Je suis a vos ordres , monsieur le Baron. Tout le mondi est rentré par le jardin 5 profitons du moment où noiij sommes seuls.
LE BARON
Mille pardons , Monsieur , de venir vous déranger ui jour de fête. J'aurais assurément retardé d'une semaine o deux la proposition que je viens vous faire de nous coupe la gorge, mais le bruit court que vous vous mariez de main , et, en conséquence, j'ai cru qu'il fallait un peu ir presser.
EDMON.
Rien de plus juste , monsieur le Baron; avez-vous vot épée ?
LE BARON
Mon valet de chambre est ici près avec tout ce qu faut.
EDMON.
A merveille. Allons, Monsieur.
LE BARON
Je vous sais gré de cette impatience , elle redouble m estime pour vous; mais deux mots encore , je vous pi Etes-vous bien certain d'être aimé de madame Palmeri
EDMON.
Getie question est au moins singulière.
LE BARON
Pas tant. Il est dans la vie des circonstances bizarres où n agit sans réflexion , où l'on écoute un dépit amoulix... et celui ci, convenez-en , pourrait bien faire trois dheuteux; j'ai du sang -froid, moi , je raisonne , et il 3 semble assez étonnant que madame Palmer ait pris de mour pour vous du soir au matin. Je ne crois pas non as que vous ayez pour elle une excessive tendresse , et DÎ... oh ! moi, j'en suis fou.
EDMON.
Monsieur , permettez-moi de ne plus écouter vos ranges complimens.
LE BARON
Des complimens? non , Monsieur , vous vous trompez. 1 moment où nous en sommes , on n'a point l'habitude ; se dire des douceurs.
EDMON.
Marchons , je vous prie.
LE BARON
Vous êtes bien décidé, Monsieur?
EDMON.
Ce doute-là m'offense.
LE BARON
Pardon. Dans un quart-d'heure, à l'entrée du bo;s; il y un rideau de peupliers qui m'a semblé très-commode.
EDMON.
Soit , dans un quart-d'heure.
LE BARON
Fort bien. Je vous fais, Monsieur, ma révérence trèsumble.