SCÈNE III
EDMON, RAYMOND.
RAYMOND , avec une froide sévérité.
Approchez, et songez que je vous parle peut-être poui la dernière fois. Vous avez cru me désarmer en réapprenant que madame Palmer était la femme à qui vous êie engagé ; déirompez-vous. Je vous le répète , je ne connaii qu'Emma. Je pourrais faire valoir mes droits de père mais un éclat ne servirait qu'à déchirer le cœur que voui outragez. Emma , si elle est instruite de vos torts , aimen mieux mourir que de vous revoir jamais j elle est fière elle a le droit de l'être ; c'est donc à vous de vous humilier puisque vous êies coupable. Allez vous jeter aux pied de madame Palmer, avouez-lui votre erreur, votre situa îion; son amour-propre la rendra disciète. Dites-lui qu( vous aimez Emma , car c'est la vérité, et retirez de se mains la promesse imprudente que vous avez signée. Ui reste de tendresse me fait vous donner ce conseil : vous 1. recouvrerez un jour toute entière, si je vous vois faire l bonheur de ma fille adoptive. jfUn silence profond cacher toujours votre infidélité d'un instant. Voyez , décidez d votre sort et du nôtre. Voulez encore être mon fils ?
EDMON.
Ah ! mon père , vos vœux seraient d'accord avec les ens j mais en ce moment , par une fatalité qui s'attache non sort....
RAYMOND
Eh bien?
EDMON , à part.
Que dirait le Baron !
RAYMOND
Vous balancez ?
EDMON , à demi-voix.
Il croirait que je cède à la crainte.
RAYMOND
Edmon !
EDMON.
Si vous saviez quelle est ma situation !
RAYMOND
Prononcez .
EDMON.
Je ne puis obéir.
RAYMOND
Indigne fils !