SCENE V
EDMON, EMMA.
EMMA , très-vivement.
Par grâce, par pitié! dis moi quelle est ta faute. To père est si bon! il m'aime tant! j'obtiendrai ton pardoi Parle , je le veux, je t'en conjure au nom de notre amoui
EDMON.
Que me demandes- tu ? La légèreté de ma conduite mes dissipations ne suffisent-elles pas pour justifier } courroux de mon père ?
EMMA, vivement.
Quoi ! tes dépenses seraient la cause de tant de douleur quoi ! ce serait pour de Fargent ! . . . O mon ami ! que j suis heureuse ! Viens , \iens , Edmon, allons chercher m dot, ton père me l'a remise ce matin; elle est considérable
EDMON.
Oh ciel ! c'est toi dont le coeur généreux ! . . .
EMMA
Eh! mon ami, j'ignorais hier que je fusse riche, et rie ne manquait à mes vœux, excepté ta présence.
EDMON, très- attendri.
Emma !.-f écoute, il faut que je te quitte un instani mais j'espère te revoir bientôt. Reste auprès de mon pèn dis-lui que rien n'égale mes remords si ce n'est m< amour pour toi. Entends-tu bien ? mon amour pour t< Jamais il ne fut plus tendre , jamais ton doux regard vint à ce point enivrer mon âme. Donne-moi ta mai laisse-moi te presser sur mon cœur. Adieu , tu ne pas, tu ne sauras jamais combien je t'aime ; adieu! j m'attendre dans les bras de mon père.
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