I. Mémoires d'un veuf
SEKVIÈRES. I
réunions qui se tenaient, en 1867, dans Tentresol de Lemerre, passage Choiseul, écrit qu'il était « gai comme les pinsons et mélodieux comme les rossignols ». Avec Cabaner et Ch. de Sivry, Chabrier fut l'un des rares musiciens admis dans l'intimité des poètes, en ces matinées où fréquentaient Banville, Leconte de Lisle, Anatole France, Ernest d'Hervilly, Léon Valade, Albert Mérat, Albert Glatigny et tant d autres, qui ont eu leur heure de notoriété.
Mais ses relations avec Verlaine remontaient plus haut*, témoin les projets de collaboration pour une opérette écrite en 1864, dont M. Brussel a eu les manuscrits entre les mains et sur lesquels il a fourni quelques détails dans son étude sur Emmanuel Chabrier et le rire musical ".
C'est aussi dans les milieux parnassiens qu'il fit la connaissance de Catulle Mendès, qui devait devenir plus tard son collaborateur pour Gwendoline et Briséis.
De race auvergnate, Chabrier était originaire de la vallée de la Dore. Sa famille n'avait guère quitté cette région. « On la trouve, dit
1. Un sonnet qui se trouve dans le recueil Amour, est dédié à Em. Chabrier. Il rappelle que le musicien venait improviser au piano chez la mère du poète.