DE STOCKHOLM
de compromettre son nom par une condescendance téméraire. Mais de pareilles considérations devaientelles prévaloir sur les vrais et sérieux intérêts de la science ? Ou Swedenborg expliquait les hiéroglyphes ou il résultait de son échec une grande leçon pour le monde et pour lui-même. Il y voyait la vanité de tout son système d'interprétation. La vérité gagnait dans les deux cas.
Pour moi, je ne comprends pas l'Académie comprimant sa curiosité ; je ne comprends pas bien non plus Swedenborg comprimant sa science. Puisque sa confiance était si absolue, que ne recourait-il à son grand moyen, la presse hollandaise ou celle d'Angleterre?
Au surplus cette lettre, qui sert d'appendice au Cheval blanc ^ ne fut écrite que dans les dernières années de sa vie, et nous ne sommes pas encore au bout de ses travaux durant cette féconde année de 17o8. Aux traités du Jugement dernier' et du Cheval blanc ^ et à la lettre à l'Académie de Stockholm, il faut joindre encore un volume également publié à Londres. C'est le traité des Terres clans notre monde solaire. Toutefois, ce traité n'est qu'une répétition de pages qui figurent déjà dans les Arcanes et même dans le Diarium 'le journai], où sont déjà notées les fréquentes visites faites par l'auteur dans notre système solaire.
Comme nous n'avons pas encore analysé ces pages, elles doivent fixer un instant notre attention.
La publication sur les Terres les donne un peu enrichies. Et d'abord toutes les visites faites par Swedenborg dans les régions supérieures ne sont pas citées dans le Journal, et il y eu a eu qui se sont prolongées