LA QUITTANCE RETROUVÉE
de façon anglaise, un endroit où elle trouverait nonseulement la quittance, mais encore une épingle à cheveux avec vingt brillants , et qu'on croyait également perdue.
« C'était environ à deux heures du matin. Pleine de joie, elle se lève et trouve le tout à la place indiquée. S'étant recouchée, elle dormit jusqu'à neuf heures du matin. Vers onze heures M. de Swedenborg se fait annoncer. Avant d'avoir rien appris de ce qui était arrivé, il raconta que, dans la nuit précédente, il avait vu phisieurs esprits et entre autres M. de Marteville. Il aurait désiré s'entretenir avec lui, mais M. de Marteville s'y était refusé par la raison qu'il était obligé de se rendre auprès de sa femme pour lui faire faire une découverte importante, d'autant plus qu'il quitterait, après cela, la colonie [céleste] où il se trouvait depuis un an et passerait dans une autre beaucoup plus heureuse.
« Yoilà les véritables circonstances de ce qui est arrivé à mon épouse, à l'égard de la quittance et de M. de Swedenborg. Je ne me hasarde pas à pénétrer les mystères qui s'y rencontrent. Ce n'est pas non plus ma vocation. J'ai dû raconter simplement. Ce devoir, je l'ai rempU, et je m'estimerai heureux si j'ai répondu aux désirs de votre Révérence.
« Mon épouse se recommande à vous. Je suis avec respect, de votre Révérence, le dévoué serviteur.
(( De E. »
Ainsi Swedenborg n'a jamais été prié d'indiquer la cachette de la quittance. Il n'a pas même entendu parler de cette affaire avant qu'elle ne fût terminée. Tout ce