‹ Emmanuel de SwedeborgChapitre 160 sur 269 · DE LA PROVIDENCE · texte numérisé non relu

DE LA PROVIDENCE

l'amour suprême, c'en est aussi assurément le plus clair, celui qui convient le mieux aux intelligences de tous les degrés et celui qui jaillit le plus éloquemment des textes sacrés. Or pour S^vedenborg le gouvernement de Dieu n'est que la conservation de l'union dans les choses du divin vrai et du divin bien ; il est à ce point l'amour et la sagesse qu'il fait servir même le mal et le faux à l'union du bien et du vrai.

Dans le développement de ces idées on trouve le pur écho de tout ce que la saine philosophie de l'époque, la physico- théologie anglaise surtout, démontrait le mieux sur l'amour et la sagesse suprêmes dans l'étude de la création et dans l'analyse de ses merveilles. On y rencontre entre autres la commune idée , ce que la sustentation (le maintien) des choses qui existent est une création perpétuelle ; » mais ces lieux communs n'excluent pas l'originalité. Prenons, par exemple, une des questions les plus déUcates en cette matière , le départ à faire entre la Providence et les forces de la nature, et écoutons la fine distinction du théosophe : « Dans tout ce qui a été créé il a été mis, il est vrai, une force, dit-il; mais la force ne fait rien d'elle-même. Elle agit d'après celui qui a mis la force. » — Sa plus grande originalité n'est pourtant pas là; elle est en ceci : c'est qu'il veut, en général, qu'on considère toute chose naturellement d'abord, puis rationnellement, et enfin spirituellement. c( Si tu considères les usages de toutes les choses qui ont été créées, tu verras que dans leur ordre ils vont jusqu'à l'homme, et de l'homme à Dieu, de qui ils viennent; que, de l'union du Créateur avec l'homme, dépend l'enchaînement de toutes choses et la conservation de

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