‹ Emmanuel de SwedeborgChapitre 181 sur 269 · UN CORRECTIF · texte numérisé non relu

UN CORRECTIF

homme. Sur quelques points, la doctrine n'y paraîtra pas assez austère à tout le monde. Une de ses maximes, par exemple, est ainsi formulée : Chez quelques-uns^ r amour du sexe ne peut pas sans dommages être totalement empêché de se produire en fornication. Une autre porte tout simplement : Lepellicat (commerce avec une seule maîtresse) est préférable à un vague désir libidineux. Il est vrai que les développements donnés à cette théorie l'améHorent singulièrement, mais en fin de compte ils paraissent sensiblement s'altérer eux-mêmes, du moins dans cette dernière phrase, qui a tout l'air d'une concession sous un apparent correctif : ce II vaut mieux cependant allumer d'abord le flambeau de l'amour du sexe avec une épouse. »

Si je signale ces ombres, c'est qu'elles nous apprennent une fois de plus que Swedenborg, qui est ennemi de toute espèce de rigorisme, est d'une largeur de vues bien éloignée de ce qu'on a si souvent dit sur son compte. J'aime mieux toutefois les maximes plus austères, qui sont le vrai caractère de la morale évangélique , ces maximes qui condamnent le désir impur, mais n'excluent pas plus la compassion pour le pécheur que pour la pécheresse, même adultère.

Ce qui surprend dans ces volumes ce de sagesse angélique, » ce n'en est pas l'idée fondamentale, que laféUcité éternelle est l'union de l'amour avec la sagesse ou le véritable amour conjugal, c'est l'idée, que tous les anges, même les plus élevés ou les plus célestes, vivent dans les réalités d'un amour conjugal qui implique, quoique pris au spirituel, la différence des sexes. Or c'est là si bien la doctrine de l'auteur, qu'il donne plusieurs récils

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