APPEL
bre 1769, Swedenborg, retenu par cette affaire tout le reste de l'année et les premiers mois de 1770, ne put en sortir qu'au moment où le roi le trouva bon.
Son habitation dans cette yille était si charmante, qu'on est surpris de l'en voir s'absenter si souvent et pour des voyages si prolongés. Le repos pouvait avoir ses séductions pour un homme qui, à cette époque, entrait dans sa quatre-vingt-troisième année. D'autre part son principal ouvrage n'était pas imprimé. En raison môme de son âge, qui d'ailleurs ne loi pesait pas, il avait hâte de le mettre sous presse , et il avait dès le mois d'avril fixé son départ au mois de juin. Ce ne fut qu'en juillet qu'il put quitter Stockholm. Un dernier travail à faire avant de pouvoir se mettre en route, n'était pas précisément un écrit de longue haleine ; mais c'était une œuvre délicate, une lettre à écrire aux trois universités de Suède , celles d'Upsal, de Lund et d'Abo.
L'illustre théosophe aimait ce genre de correspondance, et je ne pense pas qu'il y ait jamais eu un autre écrivain qui ait parlé autant que lui aux corps enseignants sans y appartenir.
Il annonça, dans sa lettre, qu'il allait publier à Amsterdam la théologie complète de la nouvelle Église y fondée sur l'adoration du Seigneur notre Sauveur : confidence motivée par les derniers débats encore pendants. Il y ajouta cette sentence, qui ne fut certes pas une captation de bienveillance :« s'il n'est point bâti de temple sur ce fondement [le Dieu-Un], il sera érigé des lieux de débauche [hipanarid) .y) Cela ne voulait dire que ceci : Tout culte chrétien qui ne sera pas fondé sur le dogme de la trinité tel que je le formulerai, sera un