LES ASSOCIATIONS
fois, elle méritait et elle obtint par d'autres voies la plus grande publicité.
On doit mettre à côté , si ce n'est au-dessus de ces lettres d'un homme d'État et d'un soldat, celles d'un savant docteur en théologie, de Beyer, professeur de Httérature grecque à Gothenbourg. Celle qu'il date du 23 mars 1776, montre surtout le zèle inteUigent qu'on apportait à la publication et à la traduction des écrits du théosophe, et elle donne d'importants détails puisés dans les entretiens de l'auteur avec Swedenborg.
h' Éloge de Sandel, si précieux qu'il fût aux yeux des swedenborgiens, ne pouvait tenir lieu d'une biographie, et un ami intime du maître, Robsahm, écrivit en suédois, en 1782, des Mémoires suivis sur sa vie.
Aux biographies et aux récits épistolaires , volontairement apologétiques, succédèrent les exposés de doctrine, les abrégés et les traductions des écrits de Swedenborg dans toutes les langues de l'Europe.
Dès 1782, Pernety, ancien bénédictin de France qu'on avait accueilli à Berlin avec la distinction empressée qu'on y accorda toujours à nos compatriotes lettrés, traduisit en français le Traité du Ciel et de r Enfer, précédé d'un Éloge biographique de Swedenborg.
A Versailles, Mouet traduisit les œuvres spéculatives du théosophe. Or Mouet ou Moët n'était pas quelque personnage obscur ou quelque traducteur ^-ù^è ; chef de bureau au principal ministère et conservateur de la Bibhothèque du roi à Versailles, son nom avait une telle autorité dans le pubhc que Saint-Martin s'empressa de le rechercher quand il alla faire sa propagande dans cette ville. On essaya de fonder des réunions à Paris et