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à Rouen. En 1788, Baillant de la Touche publia à Stockholm, pour être vendu à Strasbourg, où se trouvait la fleur de la jeunesse aristocratique du Nord, un Abrégé de la doctrine de Swedenborg, fort superficiel, mais bien fait pour le but qu'on avait en vue.
La faire connaître d'après les textes ainsi que son auteur, était un devoir pour ses amis; car les journaux, le Monthly Revieiv à leur tète , tout en qualifiant Swedenborg d'homme extraordinaire et de génie merveilleux, ne cessaient de harcL^er l'ombre du défunt.
Grâce à l'activité de ses disciples, leurs progrès furent rapides. On prenait les n-ioyens nécessaires pour les assurer partout. On fondait des associations de propagande. Stockholm eut, sous le titre de « Société exégétique et philanthropique,» une petite communauté ou secte qui compta cinquante membres dès 1786, et à la tête de laquelle on vit figuier l'ami de madame du Deffant, le comte de Creutz. Auparavant déjà et dès 1783 , on avait formé à Londres une « Société théosophique et swedenborgienne. » Deux ans après, >L\L Hindmarsh, Peckit et Spence se réunirent pour une édition tirée en petit nombre d'un écrit laissé inédit, V Apocalypse expliquée, qui provoquait directement à la séparation. Londres avait, pour faire la propagande, le fils d'un de ces Français pleins d'activité et d'esprit que nos guerres de rehgion et nos folles intolérances avaient jetés en Angleterre, le docteur Chastanier. Un des plus anciens amis de Swedenborg, il groupait autour de lui les partisans les plus fidèles. Son « Journal novi-jérusalémite » poussait à Torganisation d'uneÉghse par des extraits habilement choisis dans les écrits du