‹ Emmanuel de SwedeborgChapitre 38 sur 269 · TROIS AUTORITÉS · texte numérisé non relu

TROIS AUTORITÉS

mées de peu de mouvement (Yoy. notre Histoire de la philosophie dans ses rapports avec la religion^ p. 26S). Swedenborg, qui était cartésien pour ce qu'on appelle la philosophie proprement dite, la logique et la méthode, l'était peu pour la psychologie et la métaphysique, et point pour la cosmologie. Il reprit en sous-œuvre toute cette théorie, et demanda, sans aucun dédain pour un grand nom, mais avec une entière indépendance, qu'on mît des faits incontestés en place de ces conceptions qui ne sont guère autre chose que des assertions.

De Descartes Swedenborg passa à Bacon avec la même aisance, les mêmes respects et la même supériorité dans la question des causes fincdes de chacune des grandes œuvres de la nature ou de la cause finale de toutes.

Bacon, pour amener les philosophes à se faire observateurs des faits, haturahstes en un mot et non pas improvisateurs de systèmes, c'est-à-dire d'hypothèses, avait proscrit les causes finales^ ou plutôt il en avait interdit la recherche. Ce qui nous est donné dans le phénomène, disait-il, c'est le phénomène. Qu'on le constate, c'est notre part. Quant à la cause, elle ne nous appartient pas. C'est la part du créateur. Cette manière d'élucider la question en fermant les yeux, ne convenait pas à Swedenborg. Il n'est pas au pouvoir de l'esprit humain d'y renoncer, dit-il, et il aurait tort de le faire quand il en serait le maître.

Après Bacon et Descartes, le tour de Leibnitz vint dans l'étude de la troisième question, le problème de la liaison du corps et de rame. Leibnitz venait de donner cette hypothèse de rhurmonie préétabUe qu'il prodi-

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