LES ADIEUX
sterdam dès 1740 et 1741, pour y faire imprimer deux volumes, et va, en 1744 et 174S, à la Haye et à Londres, en faire imprimer trois autres.
Cette merveilleuse intelligence compose et publie sans interruption , non pas quelques feuillets légers et isolés , mais des in-4*' et des in-folio , et je ne sais pas si, dans ce siècle si riche en écrivains féconds, il est un écrivain plus fécond que lui. Voltaire lui-même, dont j'admire l'érudition et qui est à peu près de son âge, ne semble pas aussi productif ni aussi ubiquiste : seul d'entre ses contemporains , Swedenborg imprime à Dresde, à Leipzig, à Upsal, à la Haye, à Stockholm, à Londres, à Amsterdam, à Hambourg, sans parler de Skara, etc. Et il ne tint pas à lui qu'il ne pubUât à Paris , oii l'on traduisit un de ses traités les meilleurs.
Gela n'indique-t-il pas un esprit singulièrement inventif?
Ne disons pas qu'il fut créateur dans tous les genres. S'il le fut dans la métallurgie, il ne le fut ni dans la zoologie, ni dans l'anatomie ou la physiologie, qui roccupèrent de i 734 à 1744. En effet il y suivit des autorités plutôt qu'il ne fit des découvertes ; mais il connut de celles-ci les plus nouvelles, et suivit de celles-là les meilleures : les ^\^in slow, les Malpighi, les Morgagni, les Boerhaave, les Leuwenhoek, les Swammerdam. Ce qu'il donna, ce fut plutôt la géométrie ou la mécanique de la physiologie que cette science ; mais il se proposait de l'exposer elle-même dans un ouvrage qui l'embrassât tout entière, et dont son Règne animal ne devait être que l'introduction. Encore aujourd'hui les trois volumes dont nous parlons offrent à la science un intérêt tel