A LA SCIENCE
qu'un savant membre du collège royal des chirurgiens de Londres vient de les traduire en anglais. (Londres, 1843 et années suivantes.)
En dépit des apparences, et des inductions qu'on tire naturellement de son journal, Swedenborg, dans ce voyage où il parle théâtre, poUtique et religion, porta son attention sur des questions de science positive et visita les hommes éminents dans les études , quoiqu'il n'en nomme qu'un petit nombre. En effet, il note à Copenhague ses études de métaphysique. Il cite à Paris son travail e7i tout genre^ ainsi que sa dispute avec un abbé sur Y adoration des saints et ses visites à l'abbé Bignon, le chef de la bibliothèque royale, et au bibUothécaire de l'abbaye de Saint- Victor. Mais on dirait qu'il n'a pas vu un seul des membres de l'Académie des sciences qui lui a fait l'honneur de le traduire. C'est que la science est son pain quotidien; à ses yeux, ce n'est pas la peine de parler de ceux avec qui il a pu s'en entretenir.
Cette carrière scientifique qui surprenait l'admiration de toutes les académies de l'Europe , si elle se continuait, un fait étrange et tout personnel vint tout à coup l'interrompre et conduire Swedenborg dans une autre voie que celle qu'il avait suivie jusque-là.
Mais cette voie est-elle entièremement nouvelle? Est-ce une révolution cette fois, ou bien une évolution que nous avons à signaler dans sa vie ?
Commençons par exposer les faits ; nous les apprécierons après. Bisons seulement qu'au moment où commence dans la vie de Swedenborg une ère nouvelle , où à la carrière purement scientifique succède une carrière reUgieuse, et cela très-brusquement et sans qu'on