‹ Emmanuel de Swedenborg sa vie ses ecrits et sa doctrine par m. MatterChapitre 103 sur 179 · LES PROBLÈMES · texte numérisé non relu

LES PROBLÈMES

la raison qu'on ne voit pas la nécessité, ni même la possibilité d'une fin. En effet, une catastrophe pareille, équivalente à une destruction, ne semble pas rentrer dans les voies de la sagesse suprême. Ce qui le parait davantage, c'est un perfectionnement progressif, une succession de plusieurs mondes sous des formes toujours plus parfaites, c'est-à-dire une série de transformations. Mais n'est-ce pas lii précisément ce que nous indiquent les textes sacrés bien compris 7 Et proposer à la raison d'abandonner les questions, n'est-ce pas lui conseiller de quitter le jeu, de perdre la partie et de renoncer à la solution? Maintenir les grands problèmes dans le sein de l'humanité a l'état de problèmes, et provoquer des solutions sans cesse nouvelles, toujours intéressantes pour nous soit par leur attrait, soit par la raison même qu'elles sont constamment insuffisantes, c'est là peut-Étrece qui entre le mieux dans les desseins de l'Intelligence suprême, celle qui mène, excite, éclaire et nourrit toutes les autres.

Swedenborg, le plus indépendant des rationalistes et le plus savant des géologues de son temps, était dans son âme plus appelé que nul autre à aborder la question et à l'avancer dans un bon sens. Si son ouvrage est au-dessous de sa science, c'est qu'il n'y a pas voulu user de sa science. 11 n'a consulté sur l'Apocalypse que ces trois choses : 1° l'Apocalypse elle-même ; 2° les outres textes sacrés; 3° son illumination. Aussi son immense travail, objet d'admiTation pour quelques mystiques et certains théosophes, n'cst-il goûté ni de tous les théosophes, ni de tous les mystiques. Saint-Martin et Liebisdorf, qui ont tous deux voué un culte si exclu-

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