‹ Emmanuel de Swedenborg sa vie ses ecrits et sa doctrine par m. MatterChapitre 11 sur 179 · Observer en tout la décence · texte numérisé non relu

Observer en tout la décence

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4. Avoir toujours la conscience uetle; .'>. Remplir fidèlement le? obligations publiques et les devoirs de sa charge, cl se rendre en tout utile à la so-

Auîune de ces ivgles ne nppelle eelles de De-cartes , qui se proposai, eu l'ait do roli^ jlik, de garder celle où Dieu l'aviit l'ail ii;lî1 ; en i'.ril de pu!ilii]ue, d'obéir aux lois de son pays, et en lai! do conduite p-énérale, de s'attacher aux opinions de ceux qui passaient pour les plus honnêtes gens. Mais, naïveté pour naïveté, — car celle du Suédois qui veut bien se soumettre ans volontés de la divine providence vaut celle du Français qui veut bien se soumettre aux lois de son pays, — la troisième dus règles du Swedenborg eùl peut-être arraché un léger sourire a Descartes, nomme celle rie llescartes, de consulter pour la conduite à tenir les plus sensés d'entre les honnêtes gens, eiïl t'ait «nu ire Swedenborg.

Les cinq règles rie Swedenborg ne ressemblent pas Tien plus à ceKcs du ■héo.-ophe S:ti!,t-M.uïin i voy. noire Vie de Saint-Martin, p. 40)), dont l'esprit épigrainuiatique eût assurément trouvé la seconde élrange et la première inutile. Et avec raison, car l'homme sérieux ne peut pas plus avoir l'idée de négliger l'étude de la parole de Dieu, s'il croit qu'il y eu a une, que celle de soustraire sa volonlé au gouverneur! -nt de la divine providence, s'il ru admet un.

Mais, je l'ai dit, dans ces règles de l'enfant de Suède on trouve réellement ce qui caractérise le mieux sa vie : ces études des lestes sacrés qui l'ont conduit-à de rares lumières ; celle constante vigilance sur son âme qui lui a donné réellement, avec une conscience nette, une

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extraordinaire sérénilé d'esprit ; celte application constante a ce qu'il appelle la décence qui a rendu son commerce agréable à tout le monde; ce sérieux dévouement à ses devoirs publics qui lui a inspiré d'immenses travaux pour son pays; j'ajoute, et qui lui a dicté sa démission dès qu'il s'est cru investi d'une autre mission à laquelle il devait toutes ses forces et tout son temps.

Sa conduite politique n'était que sa conduite morale sous d'autres formes, 11 prenait aux travaux des diètes

rendit, dans une lettre adressée au général Tuxen, ce témoignage, qu'à la diète si importante de 1761, ses mémoires sur les tinances étaient les plus solides et les mieux écrits; que dans l'un de ces rapports il réfutait en moins d'une feuille d'impression un volume in-4°, en citant tous les textes combattus. C'est la un éloge complet, car les finances de la Suède se trouvaient dans l'état le plus déplorable, à la suite de ces guerres insen.- W'rï, fie ces glorieux ;'ol:.v iiiivjiii-llc? s'élaienl livrés Charles XI et Charles XII, et sur lesquelles le silence dos peuples ne fut pua une kron e?sez éloquente pour les rois.

Les principes de politique spéculative de Swedenborg sont aussi purs que ceux de sa politique pratique. 11 n'en est pas de plus avancés. C'est la politique modenii! élevée à son entière pureté. V.u \<nn 1rs graves formules.

L'ordre établi par les lois de l'univers physique n'a pas d'autre raison que >,i conservation. Il en est ainsi

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