MALMENÉ PAR CN PHILOSOPHE. 26S
Certes.il est fâcheux que nous n'ayons pas de réponse catégorique à cette interpellation. Puisque Swedenborg voyait si facilement saint Jean, rien ne l'empêchait de poser la question ni de donner. ni prélat la réponse obtenue. Fût-elle même négative, il restait au Voyant du dix-huitième siècle la ressource de dire que celui du premier était dépassé. Mais il parait que Swedenborg ne voulut pas répondre, étant blessé du ton de la dernière lettre de sou correspoudii»:. e! île cet air d'ironique bonhomie qu'un homme de cour ne devait pas aimer.
En cflet, Oetinner uvait. pris une tournure dft phrase qui mettait Swedenborg à peu pris d;ms l'impossibilité de répondre. Il l'avait prié de demander à saint Jean, laquelle des deux interprétations, celle de Venijel et celle de Swedwittorij, était, mieux agréée de (Apôtre?
Cela explique , ce me semble , et le ton de la lettre et le silence qu'on y remarque sur la question essentielle. Plus tard, nous venons Swedenborg revenu de ces impressions écrire au prélat d'un style bien différent.
Un autre Allemand porta, en 1 766, à la cause et à la renommée de Swedenborg, un choc bien plus retentissant et plus rude, car ce fut cette année mime que Kant lança sa vive et spirituelle brochure : les Rêves d'un Visionnaire éclairés par ceux de la métaphysique. Le philosophe de Kcenisherg y lit figurer les trois auecdotes qui nous ont fourni l'occasion de la Taire connaître. Nous y renvoyons le lecteur, qui veut se faire line idée complète des débats où Swedenborg se vit tout à coup impliqué à cette époque.