‹ Emmanuel de Swedenborg sa vie ses ecrits et sa doctrine par m. MatterChapitre 111 sur 179 · LE CATÉCHISTE · texte numérisé non relu

LE CATÉCHISTE

un philosophe aurait été choisi pour cette mission? Swedenborg répond que « c'était précisément un philosophe versé dans les sciences naturelles qu'il fallait, les choses spirituelles à révéler ayant une correspondance étroite avec les vérités naturelles. C'est pour cela que j'ai été d'abord introduit dans les sciences naturelles. » — Cela dit , il se présente sous sa plume une vive accusation contre ledogme qui veut que, dans les choses religieuses, l'entendement soit tenu sous l'obéissance de la foi, et encore un appel à son livre, l'Apocalypse révélée. Tout à la fin, vient un mot de consolation pour les souffrances qui ont atteint le traducteur du Ciel et de Y Enfer ;o'esl ce mot magnifique : « Est-il aujourd'hui quelque chose qui souffre plus que la vérité? — Eh bien, vous êtes un défenseur de ia vérité. »

Mais, si cette vive lettre est un chef-d'œuvre de fermeté et d'indépendance de toute opinion étrangère, elle est d'une sécheresse blessante. Loin de faire la moindre concession aux égards qu'on a d'ordinaire pour un traducteur, elle tranche les questions et jette sur les doutes émis des décisions d'une autorité qui se pose indiscutable. Puis, il faut bien le dire, si la réponse est large en son ensemble, elle évite celte question essentielle : «Saint Jean approuve-t-il votre explication de son livre ?»

Swedenborg ue gagiiii pourtant rien à l'éluder.

«Vous avez vu les apôtres, répliqua Oetinger; cela étant, veuillez parler à saint Jean une i/uatrième fois , pour savoir s'il faut prendre sa ville (la nouvelle Jérusalem) au propre ou aufïguré ; etsi votre explication fouie spirituelle est plus conforme au texte que celle de notre compatriote feu le prélat Bengel. »

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