LA GRAVITÉ
de son évoque et qui avait chargé les députés de cette ville de porter sa plainte à la Diète , élait bien obligé de suivre l'affaire entamée. Il avait publié «des Souvenirs» qui confirmaient les accusations formulées. Swedenborg s'en fâche. «J'ai revu comnitinicalion , écrit-il, d'un extrait des Souvenirs du doyen Ekebom. il y continue les invectives indécentes qui lui sont habituelles. Je puis les considérer comme les aboiements de ces animaux qui ne valent pot ht fn'iiie iiuon.mhhse une pierre pour la leur jeter et les chasser. »
C'est là le langage rrrn dan? Imite polémique, cela est vrai, mais il n'est excusable dans aucune , et il faut le ryprudiw au Shéndupluj. fhiis la plupart dus lettres qu'il écritaux siens peiuUml ce débat, Swedenborg oublie que noblesse oblige. 11 fait comme Saint-Martin dans son affaire avec Garât : il se donne tous les sentiments qu'il refuse à ses adversaires. Et pourtant la gravite de sa situation demandai! îles mo\ eus de défense plutôt que des dédains oratoires. Etr effet, sa situation personnelle n'était pas bonue. La loi suédoise était absolue, comme la loi l'est toujours ; sévère, comme elle l'est aux temps de discorde, elle bannissait du royaume tout citoyen qui ne suivaitpas le culteel neprofessail pas la doctrine chrétienne selon la confession d'Augsbourg. Or, Swedenborg ne se bornait pas mémo à déclarer fausse cette doctrine dans les points fondamentaux , il éliminait plusieurs livres du code sucré et annonçait la condamnation del'Église tout entière, lien inaugurait une autre. Allié de plusieurs membres de l'épiscopat, il ne cessait de distribuer à tous des écrits où ils étaient accusés des plus graves erreurs. 11 ne se concevait donc pasen Suède