LA DIGNITÉ HUM AIME
nous le suivrons dans le voyage que, sous le ri'gne de Louis XV il fit à Paris dès l'an i 7313, nous lui entendrons professer, sur la dignité humain: et lo ffniverneinent républicain, des principe; tout miisî libûraiiï que cai\ qu'il imprima en 1738, et il les rendra d'une façon plus piqua nie.
A peine Swedenborg avait-il reçu des mains de la reine Éléonorc-Ulrique son diplûme de l'ordre équestre, que cette princesse, .-i empresse de rendre à la Suède ses anciennes libertés, se Mta d'abdiquer entre les mains de son époux l'exercice d'un pouvoir partagé avec le conseil de l'empire, et où la voix royale n'avait que ce seul privilège de compter pour deux. On a cru que cette circonstance a pu otci' il Swedenborg toute idée de poursuivre une carrière pure me ni. po':: tique. liais d'abord il n'a jamais eu des vues de ce genre. En second lieu, la reine, qui avait la volonté très-ferme et dont l'autorité pei-rDinielli; démolira grande au [mini, que Norberg n'imprima pas une page de son histoire de Charles X H qu'elle n'eût revue, aurait eu assez de crédit près du roi pour assurer l'avancement d'un homme distingué. Mais Swc-
liellement pour lu science, cl il s'y livra avec toute cette vivacité qui se traduit si u>!onders eu productivité.
En 1720, il perdit sa mère, qui est trop peu citée dans ses pages, et dont ia mort ne parait avoir suspendu aucune, de ses activités. Pour son père, ce fut, ce semble, une plus grande perle que pour lui.
Il fit, dans les années 1720 et 1721 , de? visite- approfondies dans les raines de la Suède, et ne tarda guère, à en publier les résultats, lin effet, partant pour l'exploration des mines d'Allemagne, des 172!, il alla par Copenhague et par Hambourg se faire imprimer à Amsterdam. Ville de commerce eu librairie comme en toutes choses, lii Hérissante Amsti!i\';;i:ii imprimai:, volontiers les œuvres de quelques illustres étrangers un peu embarrassés de trouver dans les lois de leur pays la tolérance qu'il leur fallait. Swedenborg n'était pas dans ce cas. Écrits en latin, ses ouvrages scientifiques pouvaient s'imprimer partout ; niais soit prédilection, soit eiiuibiiiaisui] comme* nale, Amslori.hni fut. après Londres, celle des villes étrangères où il aimait le mieux à faire paraître ses productions. 11 y publia, cette année même, cinq traités, les uns de théorie générale, les autres d'application, Ions estimés. Ce furent ic Prodrome (lei principes u'e pliihsnjihic nntureile ; les Observations et Découvertes sur le fer et le feu; une Nouvelle méthode pour déterminer sur terre ou sur mer les lon- '//.t.iides tjétii/rtiphiijiir.î des lieux; l'Art de construire la docks et une nouvelle méthode p'nie in construction des digues; Y Art d'apprécier la force mécanique des navires.
D'Amsterdam, Swedenborg se rendit à Aix-la-Chapelle, Liège et Cologne, pour visiter les mines et les usines de ces contrées.
De là, poursuivant de nouvelles pu i il i râlions, il se rendit à Leipzig, où il fit imprimer ses trois volumes de Mt'/'tnt/c* iTubxirralifim sur les minéraux, le feu et les gisements des montagnes, 1722.
11 visita ensuite les mines de la Saxe, cl, arrivé à Hambourg, il ajouta aux Mélanges un quatrième volume dù il s'expliqua primripalemeiil sut' le fer et sut' lus .itit/uctites de la fameuse ■/rtiiln de liuumann. Cette dernière, on le sait, est toujours l'une de? plus instructives curiosités des montagnes du Darz, et naguère encore tout étudiant bien inspiré de l'université de Gcetlingue, allait le sac sur ie dos la visiter pendant les vacances de la Pentecôte. H courait de là à Rosstrappc nu au S;iul-<:-,i-Cho\;ii îveueillir les riches légendes de ces montagnes, Puis il su t'ai =li il ceutcr, entre le coucher du soleil et son lever, commencé à minuit, celles du Brockcn, lésemk? où iiguronî les danses si célèbres et les sabbats si ehers à ces prétendues sorcières qui y accouraient de tous les pays d'alentour, au risque de se faire brûler par autorité de justice pour les Tantes imaginaires commises dans leurs fêles chimériques.
On serait presque malvenu aujourd'hui, dans une vie de Swedenborg le théosophe, en parlant de ses beaux travaux de science, et pour nous, nous en parlerions mal ; mais il faut le dire, l'étunnanle riehesse des faits accumulés dans ses « Observations » ne le cède qu'à l'élévation des principes ou des inductions que l'auteur en lire partout et à l'utilité des applications même les
LE MX RODOLPHE.
plus usuelles qu'il indique. Il nous y apprend qu'il avait été charge par l'État d'examiner les côtes de la Suède afin d'en désigner les points les plus propres à l'exploi-
tanec ou le resurnu i!c quelau^ ontvdicns que Swedenborg avait eus avec Charles Xll sur des questions qui intéressaient ce prince, plus capable d'instruction, sinon plus instruit qu'on ne pense commune m ont.
De Hambourg, l'infatigable observateur retourna auï mines de Brunswick, de Gosslar, de la forêt Hercynienne, du Hanovre et du Lïmbourg.
Dans cette excursion, dont l'illustre écrivain rend compte dans ses volumes, il trouva à Blankenbourg, près du duc de Brunswick, l'accueil le plus empressé et une générosité d'autant plus utile, que la Suède appauvrie était moins en état de faire des sacrifices notables pour l'indemniser. Le duc paya tous les frais de ce voyage et, à titre de souvenir, offrit au voyageurprenant congé de lui une forte médaille en or et une belle coupe d'argent.
Au bout de quinze mois con^uiéi; ;i v.M> i^pkiwliini, il reprit le chemin de Stockholm par Hambourg, Stralsund et Istadt.
D'après son. confrère Sandel, qui prononça l'éloge académique de Swedenborg, cette absence aurait duré dix-huit mois. Les biographies anglaises publiées par les hommes les plus versés dans ces questions , sont plus exactes. D'ailleurs, l'itinéraire de Swedenborg tranche la question dans ces mots : Cum annurn et très menses apudexieios f.ummimiiw, fuissent, « après