L\ FBANCE ET LA SUÈDE
N'est pas roi, mais esl tyran, celui qui s'attribue une autorité illimitée, fait, de se? =ujets des esclaves et se croit en droit de disposer de leur vie et, de leurs biens.
mais en vertu des lois elle, lui est duc à ce point, que nul ne doit l'offenser ni de fait ni de parole : ainsi le veut le salut de tous.
Quand ces maximes furent proclamées par un gentilhomme suédois, nos pères, sujets de Louis XIV, du régent ou de Louis XV, étaient, en dépit de leurs instituteurs, les grands penseurs et les fil'amls écrivains leurs compatriotes, bien en arrière vis-a-vis des peuples du Nord. Si le plus instruit et le plus sage des membres de la diète suédoise eût formulé ces principes de politique générale dans son voyage à l'aris, il eût bien surpris les plus avancés d'entre ses auditeurs. Il eût étonné tout le monde, en ajoutant qu'il parlait d'après la pralique suédoise de chaque jour. (V. les dernières pages du T,vn/é fk lu nutirdh'. Ji-ruf-titcm et île sa doctrine i-cks/i.'. Loitdre.-, 17oS , On sait que, trente à quarante ans plus lard, lorsque les plus sa^es de. nos pères proposèrent ces mêmes principe; dans leurs écrits ou dans quelque assemblée préparatoire cm yr.mds débats qui allaient s'ouvrir, ils i'iirenl ir.iiiés tout simplement de réve-creux ou de libres penseurs. Plus tard, on les qualifia d'utopistes, de philosophes, de révolutionnaires.
Et qu'où ne s'imagine pas qu'en 17ii8, quand Swedenborg écrivit ce traité, il fût d'une politique beaucoup plus avancée qu'à l'époque où il entra dans l'ordre équestre et devint membre des 1:1a'.-. Nul ne lut jamais plus que lui tout d'une pièce , et tout à l'heure , quand