‹ Emmanuel de Swedenborg sa vie ses ecrits et sa doctrine par m. MatterChapitre 142 sur 179 · LETTRE · texte numérisé non relu

LETTRE

sible. Mais se donner l'air de demeurer dans son lïglise et de vouloir y mourir, tout en rejetant tous ses dogmes, c'était de la part de Swedenborg chose impossible aussi. 11 fallait donc trouver un moyen terme, une transaction; car, la nouvelle Êi/lise n'existant encore qu'en conception, il fallait bien mourir dans l'ancienne. C'est dans ce sens que Swedenborg lui demanda la dernière communion; mais il refusa de Sa prendre des mains d'un minisire do la chapelle sue. luise qui combattait ses écrits, et il la reçut de celles d'un ecclésiastique qui les aimait et qu'il regardait comme un des siens. Aussi il l'exhorta, en ce moment solennel, à demeurer fidèle à la vérité. Le ministre Férélius demeura en effet lidèle à la nouvelle doctrine. Férélius lui-mfime rend compte de cette communion dans une lettre fort remarquable, qu'il écrit, huit ans plus lard, à un de ses amis. Voici ce document, qui donne de curieux détails sur les derniers jours de Swedenborg.

« Monsieur et très-illustre professeur,

c Cou l'unn émcnl au désir exprimé dans la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire, je vais vous communiquer tout ce qu'il me sera possible de me rappeler au sujet de feu notre célèbre compatriote.

« L'assesseur E. Swedenborg mourut à Londres dans le mois de mars 1772, ét je le fis enterrer le 5 avril, dans le caveau du chœur de l'église suédoise [d'Ulrique Êléonore.

« Vers la fin de l'année précédente, il avait été frappé d'une attaque de paralysie sur un côté, ce qui nuisait à

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