‹ Emmanuel de Swedenborg sa vie ses ecrits et sa doctrine par m. MatterChapitre 144 sur 179 · ET HF.S AP0T1IES · texte numérisé non relu

ET HF.S AP0T1IES

était devant lui. Apres nous avoir salues, il dit en nous montrant l'autre coté de sa table : « L'apôtre Pierre était là tout à l'heure, à cette place, et il n'y a pas longtemps que tous les apôtres se trouvaient ici avec moi; car je reçois très-souvent leur visite.»

«Il s'ouvrait toujours, sans réserve, mais sans jamais chercher à faire des prosélytes. Ce qu'il était alors occupé à écrire, dous dit-il, devait prouver par les écrits des apôtres que le Seigneur est le seul et vrai Dieu, et qu'il n'y on a point d'autre que lui. Sur la demande , pourquoi personne d'autre que lui ne jouissait de pareilles révélations et d'un pareil commerce avecles esprits, il répondit, Que tout homme pourrait en jouir aussi bien maintenant que du temps de l'Ancien Testament, mais que les hommes d'aujourd'hui étaient si sensuels que c'était là le véritable empêchement.

« Je reçus un jour de Suide, par la poste, entre autres nouvelles, celle de la mort de la veuve Lundstedt, sœur de l'assesseur. Je racontai aussitôt cette nouvelle à un voyageur suédois nommé Meyer, qui se trouvait alors chez moi, et ceUn-cï, s'étant rendu sur-le-champ chez Swedenborg, me dit à son retour : « Il n'y a rien de vrai dans la prétention de Swedenborg de converser avec les morts, car il ne savait pas la mort de sa sœur. » Je rapportai cela au vieillard, qui me dit : « Il faut que cet homme sache qu'en pareil cas, je ne suis point informé des choses que je no cherche point à savoir, n

Un ami lui ayant parlé de la mort d'un seigneur suédois, il lui répondit :

11 est bien vrai que Ilœpken est mort ; je lui aï parlé et il m'a dit que vous aviez été camarades à Upsala;

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