‹ Emmanuel de Swedenborg sa vie ses ecrits et sa doctrine par m. MatterChapitre 145 sur 179 · UNE CONVERSION · texte numérisé non relu

UNE CONVERSION

que depuis, dons les affaires de la diète, voua aviez été d'accord sur certains points et on désaccord sur d'autres. 1! raconta eu outre plusieurs anecdotes que Springer, consul de Suède, reconnut pour vraies, el dont, selon sa conviction, Sw edenborg n'avait pu être informé que d'en haut. C'est de cette manière que ce consul devint Swedenborgien.

« Quant au service divin île l'église suédoise Swedenborg y assista, il est vrai , plusieurs fois; mais, cri dînant depuis chez moi ou chez quelque autre Suédois, il nous dit qu'il n'avait pas de repos à l'église , à cause des esprits qui contredisaient les paroles du prédicateur, surtout quand cflui-ei parlait dp trais personnes dans la Divinité, ce qui équivalait à reconnaître trois dieux.

« A mon retour d'Angleterre, en 1772, l'ordre du clergé m'invita, lors de la diète, par l'organe de son président, à lui présenter un rapport sur Swedenborg, pareil Q celui que j'achève en ce moment; et je rédigeai en effet ce rapport, dont l'étendue s'élevait jusqu'il trois feuilles, maïs j'ai le regret de n'en avoir point gardé copie, comme je le fais aujourd'hui pour celui-ci. »

« Arwed Fébélius.

» Skœfdc, le 31 mari 1780. i

Voilà la relation du ministre qui présida l'acte. Ne jugeons pas celte communion, j'allais presque dire cette combinaison, d'après nos idées du jour. Depuis 1772, l'humanité a vécu cinq siècles. Chaque situation a ses règles prises dans ses nécessités, et ce qui justifie suffisamment le procédé de Swedenborg, ce n'esl pas tant l'idéalité absolue de sa conception que l'impossibi-

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