DE LA TENTATION
« inquiétez pas de moi, car il ne ra'arrîve rîen qu'avec m la permission du Seigneur, et il ne laisse point aller « les choses au delà de ce qu'il sait que je puis sup- « porter. »
«Il arriva une fois, qu'après une tribulation pareille, il se mit au lit et y resta sans se lever durant plusieurs jours et plusieurs nuits. Ses domestiques en étaient dans uLiu gnmdu al'ilklion. croyant qu'il était mort par suite de quelque grande frayeur. Ils se demandaient s'ils ne devaient pas ouvrir les portes et faire appeler ses amis et ses connaissances. Enfin, le jardinier s' étant approché de la fenêtre, reconnut avec la plus vive joie que son maitre vivait encore. — En effet il se retournait dans son lit. Le jour suivant il tira la sonnette. Lorsque la jardinière entra dans sa chambre, elle lui raconta quelle inquiétude elle et son mari avaient éprouvée à son sujet ; à quoi il répliqua avec sérénité, qu'il s'était très-bien porté et n'avait manqué de rien. Ses domestiques se tinrent ^ati>faiis do cette réponse, car ni l'un ni l'autre ne se hasardait à discuter avec lui. Ainsi que mon vieuï et honnête curé , ils le tenaient pour un homme très-pieux, et disaient de plus qu'il était impossible qu'un homme si sensé et si savant se laissât tourmenter par de pareils combats et de pareilles tentations sans savoir en même temps d'où elles provenaient. »
« Beaucoup de personnes s'étonnaient que Swedenborg n'eût jamais manqué d'argent pour tant de frais et de grands voyages. Mais en considérant combien il vivait modestement, même en voyage; puis, que ses ouvrages, tant philosophiques et minéralogiques que théologiques, ne restaient point chez les