‹ Emmanuel de Swedenborg sa vie ses ecrits et sa doctrine par m. MatterChapitre 159 sur 179 · IE WIELAND · texte numérisé non relu

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mortalité. Il qualifie le gentilhomme suédois «d'homme extraordinaire, très-corif idûrù . mathématicien, naturaliste , spécialement minéralogiste. Il l'appelle « un savant qui s'est Fait un nom dans chacune de ces sciences. » Mais il n'admet pas même une ombre de surnaturel dans sa vie tout entière.

Nous avons cité, dans le récit de la quittance retrouvée (p. 136), l'hypothèse plus ou moins ingénieuse que Wieland imagina pour expliquer ce Fait do la manière la plus simple du monde. En écrivant trente ans plus tard les lignes que nous venons de transcrire , il ajoute qu'il ne parlerait plus de la vieille histoire qu'on s'était contée, il y a plus de trente ans, s'il n'avait pas reçu , « ces jours-ci même, » de !a part d'un homme qui vaut «ne nuée de témoins (le philosophe Thiébault), les détails les plus digues de foi.

Qu'est-ce à dire? L'opinion de Wieland est-elle changée réellement par ce témoignage, et admet-il désormais \{\~ t'-icullé? (jxti-iK't'iliii iit'L-à de ; 1, .ït.:iiiH.!i<.ii , i3 ■'! - Il iui ni aceùnU.' du trija-brilluiitei : niais J'txM uonliiMires, ct:~tà-dire des facilité; supérieures ;i celles qui sont constatées en psychologie, des facultés surnaturelles, non. Cela est si peu de son goût, qu'en faisant allusion à l'anecdote de la reine Lotiise-Ulrique, il insinue de nouveau que Swedenborg a pu avoir connaissance par des voies quelconques du secret qui existait entre elle et son frère. Le principe invariable du Voltaire fien:;^nique, il le formule ainsi : Il faut tout expliquer d'une façon rationnelle; et comme on ne peut pas admettre qu'un homme, même extraordinaire, ait étédans l'autre monde demander au prince de Prusse ce que la reine

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sa suiur voulait savoir, il reste à découvrir le procédé que Swedenborg a pu employer réellement. Plutôt que

toutes les lois connues de la nature, il faut croire même le plus invraisemblable et le plus incroyable, pourvu qu'il no sorte pas entièrement des voies naturelles. » {Euthanasia, p. 114, 124, 142.)

Tel est le dernier mot de Wieland et tel est celui de sou siècle sur Swedenborg.

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