‹ Emmanuel de Swedenborg sa vie ses ecrits et sa doctrine par m. MatterChapitre 167 sur 179 · LE CIEL · texte numérisé non relu

LE CIEL

celles qui sont de nature spirituelle. Unies de tendances et d'amour , les diverses sociétés des régions célestes communiquent entre elles pur l'extension de la sphère qui procède de la vie de chacun. Ceux qui sont dans le ciel intime et au milieu de ce ciel ont une extension dans le ciel entier , c'est-à-dire dans tout l'univers. [Je transcris, je n'explique pas.]

Le ciel est où le Seigneur est reconnu, et l'Église est le ciel du Seigneur sur les terres. Je l'ai déjà dit, le ciel, dans tout son complexe, représente un seul homme : « c'est un arcanc encore inconnu dans ie monde, mais très-connu dans les cieux : Les anges appellent le ciel le Iri-s-qrimd homme, le divin homme. »

Cela rappelle le rùle que l'homme -type, Adam- Kadmon, joue dans la Kabbale, et semble prouver que Swedenborg n'a pas ignoré cette célèbre théosophie. J'admets aussi qu'il a fait de tous les anges du ciei le grand homme ou le divin homme, pour exprimer ces

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arrive comme ange , est l'étal idéal de l'humanité; que la totalité des anges, 'considérée comme un être moral, doit être appelée le vrai homme ou le concept divin sous forme d'homme.

Quoi qu'il en soit, le ciel est gouverné par Dieu comme un seul homme, ce qui est tout simple, caru chaque société dans le ciel représente encore un seul homme, et chaque ange y est en parlai lu l'orme humaine. » — Et pour couronner ce système où tout est d'une simplicité ingénieuse et subtile, le Seigneur lui-même os t homme, si bien que les anges ne sont hommes que par lui, et que chacun n'est homme qu'autant qu'il reçoit le Set-

giieur, ce qui implique , comme conséquence évidente, que quiconque ne le reçoit pas no devient pas homme, mais reste en route. En Toute de quoi ? Je ne sais.

Comme les diverses provinces du ciel correspondent aux diverses parties du corps humain, lo royaume céleste est dans cette partie du corps où régne lehicn, il est au cœur. Le royaume ^.îirithe! est Ti où ivgne II» vrai, c'est-à-dire, non pas au cerveau mais au poumon, ce qui tient ans système d'analomie et de physiologie particuliers de l'auteur, pour qui le souffle pulmonaire, signifie ■( l 'entendement et le vrai fie la foi. «

Au surplus, ceux qui sont dans la tete sont plus que les autres dans toute espèce de hien : dans l'intelligence, dans la paix, dans L'amour et dans la joie.

On voit d'ici, saris que. je le dise, quels sont ceux qui sont dans les lombes et dans. les régions voisines.

Cette correspondance du ciel avec l'organisme humain permet à chacun, s'il nst sincère envers lui -morne, de s'orienter, et de savoir au juste lo nom de sa demeure future, ainsi que les noms des habitations qui toucheront à !a sienne et avec lesquelles il pourra être tenté de faire connaissance. Mais n'est-ce pas là donner ii la |''liy>K'li"i;:ii'- humaine une domination exagérée sur l'uranologic angéliqueî

Swedenborg prouve toute sa théorie par les textes qu'il interprété selon son illumination; et toujours son interprétation est confirmée par ce qu'il voit et entend. « Qu'il y a cette correspondance entre tout co qui appartient au ciel et ce qui appartient à l'homme, dit-il, cela m'a été montré par des expériences tellement nombreuses , que j'en ai acquis la confirmation comme

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