‹ Emmanuel de Swedenborg sa vie ses ecrits et sa doctrine par m. MatterChapitre 169 sur 179 · AVEC LES ESPRITS · texte numérisé non relu

AVEC LES ESPRITS

borg, cela n'est guère propre à établir un préjugé favorable à la vérité des doctrines exposées dans des visions aussi personnelles.

Généralement l'auteur décris Irîs-jimpkmcnt, dit négligemment et ne cherche aucun effet de style, mêlant le sacré et le profane sans nul souci. Que le ciel soit de droit l'asile de toutes les religions et de toutes les mythologies, ou que son interprète ait le privilège de prêter aux anges tel langage qu'il lui plaît, Swedenborg les fuit parler de tout, des bords du Styx, des Vestales et de l'Olympe, en vrais païens : il fait à peu près comme le cardinal Bembo et d'autres humanistes dit seizième siècle, qui semaient la terminologie polythéiste jusque dans leurs lettres officielles.

La véritable force de sa doctrine, si la force est dans l'abondance, serait dans ses cnseignrmeir.s sur les juges et les esprits, et sur les rapports des premiers, soit entre eus, soit avec Dieu d'une part soit avec nous d'une autre. Quant aux seconds, si riche que soit sa sciencesur leur compte , il a pour leurs rapports avec nous une tri s-profonde antipathie, et, bien loin de les rechercher avec quelque déférence, il rejette leur commerce avec un suprême dédain. Les esprits ne sont que les habitants très-inférieurs de l'autre monde ou des parties infimes du ciel, très-imparfaits, peu puissants, ayant plus besoin d'instruction que de pouvoir pour en donner. Ils seraient d'ailleurs aussi parfaits que les anges, qu'on. tenterait en vain tels moyens ou tels autres pour se mettre en rapport avec eux. « Délions-nous de tout artqui prétendrait en enseiguer. Dieu seul fait cette grâce à qui il veut, à qui elle est nécessaire pour remplir une grande

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