‹ Emmanuel de Swedenborg sa vie ses ecrits et sa doctrine par m. MatterChapitre 26 sur 179 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Vojogd do Hollande. - l'iHHcnlIoii à II Hije. — Voyage il'Anpleterm. — Poblicsiign h Londres. — L'cicncmonl es Iraor.li nuire, la li-iuri i!l L'isuln..-.— Ll-s n:!ici:\ :i I n «il«f .— La Iviii.-iî-inc ] ]:.\<t, Il ]iluse religieilM.

Fidèle à son habitude de publier à l'étranger , Swedenborg prit un nouveau congé en 1744 pour suivre à la Haye l'impression de son ouvrage le plus important et li- plus iiliiluwipliiipic pur la [iliv-itihi-i,; et l'anatomie , son Itègne animal.

Il en donna d'abord deux volumes in 4°, l'un sur les entrailles, l'autre sur les organes pectoraux.

Quand l'impression 'dé ces -deux premiers volumes Tut terminée, il partit pour Londres et mit sous presse le troisième, qui traite de la peau, du toucher, de l'appareil du goût et de la forme des organes en général.. Éditeur lui-mime, il ne se gênait nullement de faire paraître dans des villes différentes les différents volumes de ses travaux ; l'argent ne lui faisait jamais défaut, pas plus que l'cnvir de produire ou l'incomparable facilité qu'il y apportait.

Ainsi, revenu en Suède en 1738, il se rend à Am-

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sterdam dès 1740 et 1741 , pour y faire imprimer deux ïolumes, cl va, en 1744 et 1745, à la Haye et à Londres, en faire imprimer trois autres.

Cette merveilleuse intelligence compose cl publie sans interruption , non pas quelques feuillets légers et isolés , mais des in-4° et des in-folio , et je ne sais pas si, dans ce siècle si riche en écrivains féconds, il est

âge, ne semble pas aussi pruducti;' ni aussi ubiquiste ; seul (l'entre ses- cfiiiti'inpf.uv.i;!.- , Sveiienbeiv imprime à Dresde, à Leipzig, à Upsal , à la Haye , à Stockholm , à Londres, à Amsterdam, à Hambourg, sans parler do Skara, etc. El il ne tint pas à lui qu'il ne publiât à Taris, où l'on traduisit un de ses traités les meilleurs.

Cela n'indique-t-il pas un esprit singulièrement inventif?

Ne disons pas qu'il fut créateur dans tous les genres. S'il le fut dans la métallurgie, il ne le fut ni dans la zonlogic, ni dans l'anatomie ou la physiologie, qui l'occupèrent de -1734 à 1744. En effet il y suivit des autorités plutôt qu'il ne lit des découvertes; mais il connut do celles-ci les plus nouvelles, el. suivit de celles-là les meilleures : les Winslow, les Malpighi, les Morgagni, les Boerliaave, les Leuvienboek, les Swammerdam. Ce qu'il donna, ce fut plutôt la géométrie ou la mécanique de la physiologie que celte science; mais il se proposait de l'exposer elle-même dans un ouvrage qui l'embrassât tout entière, et dont snn lièi/ue animal no devait Être que l'introduction. Encore aujourd'hui les trois volumes dont nous parlons offrent il la science un intérêt tel

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