‹ Emmanuel de Swedenborg sa vie ses ecrits et sa doctrine par m. MatterChapitre 27 sur 179 · A LA SCIENCE · texte numérisé non relu

A LA SCIENCE

qu'un savant membre du i-i.ltt-^i; royal des» chirurgiens de Londres vient de les traduire on anglais. ( Londres, 1 841.1 et années suivantes.)

En dépit dos apparences, et des inductions qu'où tire naturellement de son journal, Swedenborg, dans ce voyageoù il parle Ihéàîi e, politique cl religion, porlasou attention sur des questions de science positive et visita les hommes érnincuts dans les éludes, quoiqu'il n'en nomme qu'un petit nombre. Eu effet, il note à Copenhague ses éludes de métaphysique. Il cite à Taris sou travail «i tout genre, ainsi que sa dispute avec un nbhé sur ['adoration des saints et ses visites à l'abbé ISisMimi, le chef de la bibliothèque royale, et ;iu liibliotllécaire île l'abbaye de Saint-Victor. Mais on dirait qu'il n'a pas vu un seul des membres de l'Académie des sciences qui lui il Tait l'honneur do le traduire. C'est que la science est son pain quotidien ; à ses yeux, ce n'est pas la peiue de parler de ceux avec qui il a pu s'en entretenir.

Cette carrière seientilique qui surprenait l'admiration de toute.-; les académies de l'Europe, si elle se continuait, un l'ait étrange cl. tout personnel vint toul à nmp riiiU'iTumpiv ci conduire Swedenborg dans une autre voie que celle qu'il avait suivie jusque-là. - Mrriscetto voie est-elle eiiticremcmcnl nouvelle'? E=l-cc une révolution cette fois, un bien une évolution que nous avons à signaler dans sa vie?

Commençons par cxpnseï' i'aiis; nous les apprécierons après. [lisons seulement qu'au moment où commence dans la vie de Swedenborg une ère nouvelle, où à la carrière purement scienlilique succède une carrière religieuse, et cela très-brusquement et sans qu'on

y soit préparé en apparence par aucun signe précurseur, aiicunc cuiiiidijiiei: du sa part, nous cb :m lto ii it i.moins de mélUude que jamais. Les laits seuls auront crédit et importance pour nous; leur interprétation reste pour chacun un droit absolu. Nous ajouterons qu'au moment même où tout ce que Swedenborg dira décrira, tout ce qu'il pensera et aimera, niiriraune série de choses extraordinaires, nous ferons comme Swedenborg lui-même, qui en appelle sans cesse à la raison et raille les visionnons, lùi cunLiuuaiil il ré:ï ■ht ilans outre récit, comme s'il s'agissait des r luises du uiuude les plus ^;;mi;s!;i]-.'S, uuiis m; co;tci-i..-iis ni c 1 v i ] > j. i lé ; ■ r 1 i.j t ■ a jluLlïj point de vue, comme c'est noire "droit, ni de comprendre qu'à nuire droit, répond relui de tout le monde, d'interpréter ehacun à son goût.

Nous exposerons dune les faits qui nous sont indiqués par Swedenborg, ses historiens ou ses .oit es pondants, do quelque nature qu'ils soient, en toute leur pureté et leur aulbenticité, au point de rue de ceux qui les l'apportent. Si nous les éclairons autant qu'il peut dépendre de nous, c'est pour mettre le lecteur à même de s'en rendre le compte le plus nef qu'il pourra, sans la inoindre prétention de notre part de les justifier, de les rendre plausibles, ou de les condamner; sans celle aussi de les faire servir a une théorie quelconque, présente ou passée.

Est-ce là trop abdiquer le rôle de philosophe? Est-ce renoncer ù l'espoir de faire jaillir de ce foyer si vaste, de cet immense océan de feu, du sein duquel émergeront tant de phénomènes nouveaux, inouïs et merveilleux de tout point, aucun rayon de lumière propre ij pro-

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