‹ Emmanuel de Swedenborg sa vie ses ecrits et sa doctrine par m. MatterChapitre 5 sur 179 · LA FAMILLE · texte numérisé non relu

LA FAMILLE

En effet, bien différent sur ce point de Samt-Marlin, qu'on a vu rechercher Voltaire et Rousseau , comme Chateaubriand et.Lalande, l'extraordinaire enfant du Nord aima peu ces gloires mondaines. Il ne voulut pas

même i n tri t<:;ii|' di; r: ( i ;j(jIHL :i i ^ . :c p 1 0>'"i [iliii^lO iivfi: l'illustre continu;! leur de Leibiiitz et l'illuslre réformateur de toute l;i philosophie contemporaine, Wulf et Kant, qui lui écrivirent tous les doux sans obtenir les réponsus qu'ils demandaient.

Dès ses premières années il refut les plus saintes directions et prit il.:- goùl;, de; liaLit-adu? dYsprit d'une nature religieuse et grave. Si le cœur de Saint-Martin fut comme" pétri' par son aimable belte-mère pour ces .iifectious féminines qui jouutit un rôli: si considérable dans sa vie, l'ânii: de Swt:ili:nborg l'ut, comme pétrie par son père pour ce prodigieux déploiement de forces spéculatives el pour uetto mi.'rvL'ilhjiise fécondité de plum<' qui riisiinguiml sa carrière.

Son père, Jesper Sncdherg, fut successivement aumônier du premier régiment du cavaleriu du roi {1684), prédicateur de la cour (IfjîW}, professeur de théologie à l'université d'I psal (lu'92), chef du clergé de cette ville. A ces honneurs que lui conféra Charles XI, qui régnait depuis 1660, Charles XII, qui lui succéda en 1697 à l'âge de quinze ans, ajouta la dignité d'intendant des congrégations suédoises de la Pensylvanie et enfiu celle d'éveque de Skara en Westrogothie (1719). Charles XII, après l'avoir investi de ces beaux postes, le chargea encore de l'intendance ries congrégations suédoises de Londres. La plus jeune sœur de Charles XII, la reine Ulrique-Eléonore, qu'il faut distinguer de la

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hiiu' Mii'i'i 1 . princesse ounoisc ùu même nom, lui conféra, la noblesse héréditaire, qu'il honora par de nombreux ouvrages snr (ins malière.- trivwiiv erses, et en

prolongée. Il mourut eu 173ii, à l'Age de quatre-vingtdeux ans, laissant à chacun de ses enfants une copie d'une autobiographie en 1002 ou J012 pages in-folio, écrite en langue suédoise et dont un exemplaire se trouve encore aux manuscrits de k bibliothèque du gymnase de Skara.

— il iiïiiil ;< !■ us quarante-sCpt acis, était depuis sa

naissance l'objet de ses soins >i pieux i:t si pressés que, dés l'âge de quatre ans, l'enfant aima de piétëreucu le? entretiens religieux. C'était une éducation très-ieligieuse, mais point théologique, quoiqu'il s'agit du fils d'un évoque. Cet évoque nous apprend lui-même qu'il laissait à ses fils la liberté (le suivre, dans le choix de leur carrière, ko disposition.; qu'ils avaient reçues de la nature, sans prétendre en diriger aucun vers l'tglise. 11 donnait la même éducation sérieuse it ses filles. « Il n'a jamais voulu les envoyer, dit-il, à Stockholm dont

d'autres recherche:.! le séjour, p. -ni' apprendre ks belles

manières, ce qu'elles apprenaient, sans doute, mais s'infatuant aussi de choses tiès-mon dames et très-dan geieuscs pour le salut de leurs ames. n

ies trois garçons et les quatre iillos étaient tous nés le dimanche, comme leur père, a une seule exception près, et plusieurs membres de cette famille, ancienne et fort bien apparentée, étaient au service des autels.

Ce qu'on appelle la mi/htkitè du fils et son exaltation

religieuse, s'exp)ique-t-il par ces nifluenct-s premières qu'on qualilte tic mystiques? Nullement.

D'abord, Swedenborg n'est appelé prince des mystiques que par des gens mal instruits ou des écrivains distraits. C'est le plus grand des théosophes de son siècle et de tous les temps, mais il n'est pas mystique du tout. En second lieu, son père, très-simplement pieux, le fut encore moins. C'était un homme fort éclairé, ayant visité la France et l'Angleterre comme l'Allemagne et la Hollande. Fondateur d'une imprimerie à Skaro, écrivain, remarquable par les conquête? qu'il assura à sa langue nationale et par les améliorations qu'il apporta à la version suédoise des textes sacrés, il fit des cantiques purs de toute tendance d'une mysticité autre que celle qui inspire tous les chants sacrés. Orateur admiré , parlant fort contre le luxe et pour les œuvres do patriotisme que demandait à la nation le misérable état où les folles entreprises de Charles XII l'avaient précipité du faite d'extraordinaires grandeurs, sa pen- .-ée essentiellement mur,ile ut sutiisamnient politique, ne s'inspirait tir théologie que dans une juste mesure. Aussi ne se rencontre-t-il pas, dans les jeunes années du (ils, de traces de mysticité imputables à l'éducation paternelle. Swedenborg dît, dan? une lettre au docteur Rayer, des choses très-remarquables sur son enfance, i IV tua quatrième ;'i ma unième année ma pcmée çliiit sans cesse préoccupée de Dieu, du bonheur éternel et des souffrances morales (ou spirituelles) de l'homme. De ma sixième à ma douzième année mon plus grand plaisir était de m\ nîrercuii' de la foi avec de- reelésiastiques. Et je leur fis souvent cette remarque, que la

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