IIE MYSTICITÉ
bienveillance ou la charité est la. vie de la foi, et que cette bienveillance qui donne la vie n'est autre chose que l'amour du prochain. »
Singulière mysticité que uellu qui fait croire au docteur imberbe, que l'essentiel de la foi est l'amour du prochain, c'est-à-dire que la religion n'est pas autre chose que la morale la plu? simple et la. plus élémen-
Mais écoutons encore :
«jie ne connaissais alors d'autre doctrine que celleci : Dieu est le créateur de l'univers et son conservateur; il a doté l'homme d'intelligence, de bonnes inclinations et d'autres dons qui naissent de ceux-là. »
Ne (Urait-on pas que Uiiusscan avait un peu passé par là par voie d'anticipation? La suite le ferait supposer.
« A cette époque je ne savais rien de cette sorte de . foi (de symbole) systématique ou dogmatique qui dit que Dieu le Père impute à qui et quand il veut, même aux impénitents, la justice ou les mérites du Fils. Et si j'avais entendu parler d'une doctrine de ce genre, elle m'aurait été totalement inintelligible, u
Cela prouve bieu que si le savant évèque de Skara enseignait à ses enfants une morale issue de l'Évangile, elle était au moins très-détachée du dogme. Mais cela atteste eu même temps qu'en voulant éviter certains evcès du pictWvic suédois et germanique du siècle, il tomba précisément dans les excès contraires. Ce que son fils vient de nous dire de sa moi aie l'elmii.-usc, sans toutefois nommer son père , le plus libre penseur du nord de l'Allemagne, Ueimams, aurait pu le lui apprendre absolument dans les mêmes termes.
Les confidence il faut prendre u
; montrent dans quel sens svique de Skara, souvent
cité et bien mal e
jmpris. 11 di
sait, de son enfant : « Les
anges parlent par
Babouche, i
Lorsque dans ces parole.
de tendresse, me
ttons d'ivre:
;se paternelle, ou a voulu
voir je ne sais q
uelle antieip
ition prophétique, quelle
extatique allusioi
i au Futur c
ommerce du fils avec les
■op d'esprit,
il ou s'est trompé du tout
au tout. C'est là
un de ces
mois d'affection qui sont
très-naturels dan
s h bouche
d'un évoque, et la ten-
dresse maternelle
la plus ordii
inspirées par les anges, elle fui
t, par un trûpe plus hardi,
des anges do ses
enfante.
Le tils dit plu:
révélais- souvent dans mes
entretiens des cl
<oses qui remplissaient mes parents de
aisaient dire
quelquefois que eorluine-
ment les auges p
ma bouche. » Mais il n'a-
va», à cette époi
[ue, pas plu
s d'ambition que le père,
douzième année , le jeune Emmanuel
cessa ces conférences avec les docteurs de la foi où, docteur lui-même, il prenait tant do plaisir à leur démontrer qu'elle est essentiellement l'amour du prochain. Pour expliquer les faits si étranges que nous rencontrerons bientôt, on nous affirme, dans des écrits d'ailleurs trés-mmirquahles, qu'ils furent préparés n,ir les influences mystiques du père et. amenés par l'ardeur des études théologiques ou les élueubrations téméraires du fils. Mais il en est de celles-ci comme de celles-là : inconnues dans l'histoire, ce sont des fables sans mérite et sans attrait. Le fait est, au cunlraive, que le jeune