‹ Emmanuel de Swedenborg sa vie ses ecrits et sa doctrine par m. MatterChapitre 90 sur 179 · LES CONCLAVES · texte numérisé non relu

LES CONCLAVES

iilialcct un sentiment do délicatesse qu'il garde le silence sur son commerce avec eui dans l'autre monde?

On se demande aussi pourquoi, ayant vu Marie, il ne parle pas de son divin fils? Mais Jésus -Christ, ou le Fils ae Dieu, étant pour lui le Dieu éternel et Créateur luimême , il ne pouvait le voir comme fils de Marie.

Ce tableau à si large cadre déjà est encore bien incomplet. Je n'ai pii~ môme donne une idée un peu approximative de tout ce que cette rare intelligence a pu voir, entendre et dire dans ces rapports si divers, et il faut que j'ajoute au moins ceci : c'est que Swedenborg voit des conclaves d'epprils féminin^ des académies de docteurs renommes et d'immenses cohortes d'anges ou d'esprits convoqués pour discuter des questions de dogme et où il est appelé lui-même à prendre la parole.

Tout ce qu'il voit ou entend, Swedenborg le note avec d'autant plus de soin que souvent les esprits assistent eux-mêmes a la rédaction de ce qui les concerne dans ses notes, qu'ils le dirigent ou le redressent.

Cela ne l'empêche, toutefois, jamais d'être franc, même sur le compte de ces témoins intéressés. J'ai déjà dit qu'il est le plus indépendant des écrivains et le plus libre des penseurs ; il est à ce point indépendant qui] n'a pas sur la terre de maître dont il ait à prendre conseil ou à apprendre quelque chose.

Son seul maître est la parole de Dieu, interprétée par l'état d'ouverture ou d'illumination extraordinaire de son intérieur. Et comme avec ce maître il n'y a pas à transiger, comme il ne permet pas l'indulgence, Swedenborg n'a ce qu'on appelle des ménagements pour personne. Ses appréciations ne sont pas austères seule-

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