‹ Emmanuel, ou, La discipline de l'esprit [microform]Chapitre 6 sur 8 · AUX JEUNES GENS · texte numérisé non relu

AUX JEUNES GENS

Tout ainsi que les oiseaux vont quelquefois à la quête du grain et le portent en leur bec sans le tâter, pour en faire becquée à leurs petits ; ainsi nos pédants vont pillotant la science dans les livres et ne la logent qu'au bout de leurs lèvres pour la dégorger aussitôt... Mais que nous sert-il d'avoir la panse pleine de viande, si elle ne se digère, si elle ne nous augmente et fortifie?... Il ne faut pas attacher le savoir à l'âme, il faut l'y incorporer, et, s'il ne la change et améliore, il vaut beaucoup mieux le laisser là.

MONTAIONK.

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La science rend bon... On ne s'instruit pas seulement pour soi ; on s'améliore et se développe encore pour les autres, et celui qui reste sot ne nuit pas seulement à lui, mais à tous ceux qu'il aurait dû instruire et charmer... Concourir librement à perfectionner l'humanité, en commençant par s'améliorer lui-même, voilà le devoir de chacun et la condition du progrès.

L'Art et la Vie,

En proclamant, en 1789, les droits de l'homme et la fraternité des peuples, la France s'est définitivement substituée à la cour de Rome, de tous temps sa rivale, dans le g-ouvernement moral

du monde.

Depuis lors, en butte à la jalousie des autres États, et plusieurs fois con-

trainte, pour repousser leurs agressions, de réformer ses institutions, elle a vu les discussions politiques, aig*ries par les ambitions déçues, que chaque rég*ime tombé laisse après lui, prendre chez elle une importance, une vivacité excessives. Sa vie s'y est en quelque sorte épuisée. Désertant les hautes réglions, où demeure la Vérité, ses arts, ses sciences, sa philosophie, son histoire, sont devenus le champ clos des partis. On a fait de la relig'ion une politique, de la politique une religion. Les croyants ont subi, par calcul, des dog*mes qu'ils réprouvent; les g-ens du monde ont contracté, par intérêt, des alliances- qu'ils détestent. L'hypocrisie est devenue une vertu. Toute con-

science a perdu ses lois. Les caractères se sont effacés, et les esprits, ne g^oûtant plus que les œuvres qui servaient leurs rancunes, se sont absorbés dans la contemplation des vérités, des passions d'un moment. Le relatif a régné dans les âmes. Il est maintenant leur

idéal.

Ainsi trompés par les politiques, dont l'art est de flatter les peuples, nous nous sommes complu et renfermés en nous-mêmes, juste au moment où nous aurions eu besoin, au contraire, de nous arracher aux fascinations des partis. Notre génie national, autrefois si franc, si vif et si net, en a reçu un obscurcissement notable, au moins dans son rapport à celui des nations

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voisines; et celles-ci, puisant une vig'ueur nouvelle dans la relig'ion du libre examen, pendant que nous tombions, par excès de réaction contre elles, sous le joug» d'un catholicisme romanesque, avili, nous ont enlevé, pour un moment, le sceptre de la philosophie, de la critique, de l'érudition, et nous disputent à présent celui des beaux-arts.

Nos revers ont mis à nu cette situation ; nous n'avons plus aucune illusion à nous faire. Nous savons tous, aujourd'hui, qu'il nous faut, sous peine d'une irrémédiable déchéance, sortir au plus vite de cet état d'infériorité relative, et, pour cela, retremper les caractères, réconforter les esprits et les cœurs, en

recherchant et en répandant à pleines mains la lumière.

Le progrès, selon la judicieuse remarque de Buckle, ne dépend pas tant du g'rand nombre de nos découvertes dans les sciences et dans les arts, que de la promptitude avec laquelle elles sont mises à la portée de tous; et l'obstacle le plus sérieux qu'il ait à vaincre, de nos jours, vient de cet esprit de domination, de tutelle, tour à tour aristocratique, monarchique ou jacobin, que nous avons tous , ou de ce besoin de protég'er, de g*ouverner les autres, qui, par suite de l'exag'ération du principe d'autorité, s'est emparé des sociétés catholiques, depuis la Réforme, et qui les rend elles-mêmes ingouvernables.

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Car la foi n'étant plus la libre et sincère adhésion des âmes à la vérité, mais devenant un instrument politique aux mains des partis, l'Ég-lise, au sein de ces sociétés, prétend dicter à chacun ce qu^I doit croire, et l'État, ce qu'il doit faire.

La personnalité de l'homme s'amoindrit, la spontanéité de l'individu s'affaisse sous le poids de cette double tutelle, dont il importe d'affranchir sans retard les consciences. « Aujourd'hui le dog'me des dog-mes, a très-bien dit M. Schérer, est le caractère volontaire

de la foi. »

Il faut donc assurer à chacun la libre foi et la libre pensée. « En revendiquant la" liberté pour nous, comme

s'exprime M. Bersot avec la clarté pénétrante qu'il porte dans les questions les plus abstraites, nous la donnons aux autres, et le respect de la liberté réciproque, cest la tolérance, » dont la charité nous ferait un devoir, quand bien même la philosophie et l'histoire ne nous en feraient pas une loi.

En effet, si les g^randes luttes du seizième siècle ont produit les g*rands hommes du dix-septième; la sombre intolérance de Louis XIV, au contraire, a étouffé toute vie relig'ieuse, détruit toute sincérité de croyance, devancé et préparé la Terreur. En chassant de France Huyg'hens, Arnauld, Bayle et Richard Simon, c'est-à-dire la science, la piété, la critique et l'érudition, elle

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a retardé d'un siècle la naissance de la g'éolog'ie et de la ling'uistique, que nous devons aux nations protestantes et qui vont renouveler notre Savoir.

Elle a fait de la Compagnie de Jésus, son ag"ent, ce que M. de Bonald, qui la connaissait bien, appellait « l'institution politique la plus forte qui ait jamais existé» , tenant tête à tous les g'ouvernements, même aux Papes; et celle-ci a livré les peuples, pour s'en faire un instrument d'ag'itations , aux pieuses industries, aux momeries sacrilég*es des faux miracles, des Sacrés-Cœurs et des Convulsions, sources premières de l'incrédulité railleuse des philosophes et de la brutale impiété des jacobins. Sans le P. La Chaise et le P. Le Tellier, qui se

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disaient et que Ton croyait de g*rands politiques, Louis XIV n'eût pas révoqué l'Edit de Nantes, imposé la Bulle, et la Révolution, dans ses excès, n'eût pas eu lieu.

Or, celte même intolérance doctrinale, qui nous a jetés, au seizième siècle, en dehors du g*rand courant relig*ieux de l'Europe; qui a provoqué, au dix-huitième siècle, la Révolution; qui a perverti, depuis lors, la raison, la morale et le g'oût, avec son probabilisme et son imag'erie de sauvag'es; qui pèse et qui subsiste toujours parmi nous, puisqu'il n'est pas plus possible, aujourd'hui, d'ouvrir un temple nouveau que d'introduire les découvertes de la science dans l'enseignement ;

cette intolérance, fille et mère de l'hypocrisie, avec laquelle tous les g'ouvernements sont obligées de compter et qui ne les sert que pour les perdre, produit toujours les mêmes funestes résultats : Un clergé sans lumières j au milieu d un peuple sans foi. Outre qu'elle nous isole et fait de nous la fable et le dang*er du monde, elle énerve les hautes classes en comprimant l'essor des esprits, rendus, par là, faux et fourbes, incapables de la liberté; en sorte que les institutions les plus libérales deviennent, entre nos mains, un leurre ou un péril. Surveillant d'un œil jaloux les douanes de la pensée, afin de ne laisser pénétrer, en France, ni les travaux de Dœlling'er,

ni les écrits de Gladstone, ni les livres de Gasparin ou de Montalembert, qu'elle falsifie, elle est cause que nous ne savons absolument rien de ce qui se passe au dehors. Au risque de nous précipiter dans de nouvelles crises révolutionnaires, sur lesquelles elle compte pour provoquer de nouvelles réactions , elle nous tient , pour la deuxième fois, étrang'ers à la renaissance morale et religieuse qui se prépare en Europe.

Non-seulement le clerg*é, livré à luimême, sans contradicteurs, sans émulation, sans contrôle, tombe dans la routine des plus sots préjugées, où il entraîne et retient le peuple après lui, et devient ainsi, sans rougir, le com-

plice ou la dupe de dogrnes împies, de dévotions absurdes; mais, de plus, contraint d'obéir aux injonctions de la Curie romaine, dont la constante politique a été d'ag-iter les États, afin de les affaiblir et d'en obtenir de plus faciles concessions, il se fait exig^eant, hautain, promoteur incessant de troubles, et conduit insensiblement les nations catholiques, comme la Pologne et FEspagne, à Tanarchie et à la mort.

Afin de nous sauver et de le sauver lui-même de ses propres excès, il faut donc à tout prix le soustraire à la domination exclusive de Rome, qui n'a jamais eu qu'un dog'me : imposer sa suprématie, et, par suite, abaisser la France. ^

Une heureuse disposition de la Providence ou de la nature des choses veut que la raison et la foi s'impliquent et s'accroissent tour à tour. Le positivisme, que M. Litlré appelle judicieusement le produit et une époque troublée, car on y trouve un drapeau plutôt qu'une doctrine, et qui, pour ce motif, semble répondre à certains besoins momentanés des esprits, n'est lui-même, quoi qu'il dise , qu'un dogmatisme sans Dieu, c'est-à-dire sans fin, et par conséquent stérile. Toutes les grandes découvertes modernes ont été faites sans lui, sinon contre lui. Loin d'exclure les vues générales ou d'ensemble, les causes premières et les causes finales, Lyell, Darwin, Buchner, Haeckel,

se g"loriQent de les avoir réintroduites dans la science. « Le monde sera éternellement relig'ieux, dit à son tour M. Renan, et le Christianisme est le dernier mot de la relig-ion. » Voilà la

vérité.

Aux époques de naïves croyances, le cœur conduit Tesprit sans effort. C'est le contraire à présent : la raison doit précéder la foi. Car, d'une part, il répug'ne aux esprits élevés de s'abandonner à la direction d'un clerg-é qui ne sait pas aujourd'hui ce qu'il croira demain et qui, par conséquent, semble ne rien croire; et, d'autre part, la doctrine du salut individuel, chacun pour soi, est presque un scandale dans nos sociétés modernes, où chacun est

solidaire de tous. Le moine est un égoïste raffiné, et, trop souvent, la religieuse, une ouvrière qui s'assure un travail facile autant qu'honoré. « L'orgueil le plus odieux, l'égoïsme le plus révoltant, disent les auteurs de VArt et la Vie, c'est l'orgueil de la dévotion, c'est Fégoïsme d'une âme qui veut se sauver d'un monde qu'elle déteste, sans chercher à l'améliorer. » Malgré son exagération, cette pensée traduit évidemment un sentiment très-répandu.

La concurrence internationale nous dicte, d'ailleurs, nos moyens de salut.

Nous ne pouvons maintenant nous relever qu'en élevant le niveau de tous, en ne laissant aucune âme en friche, aucune intelligence, inactive. Il faut

que la langue, qui est le Verbe de la Nation, c'est-à-dire la résultante de tous ses efforts et le fonds commun de toutes ses richesses, développée en tous sens par le concours de tous, serve à Téchang*e de sentiments de plus en plus nobles, à l'expression de vérités de plus en plus justes, et que, réchauffant les esprits autour du foyer attristé de la patrie, elle inspire, à tous, les mêmes pensées droites et fortes.

Il y a trente ans qu'Alexandre de Humboldt, déplorant ce qu'il appelait le fractionnement de nos connaissances, et s'ef forçant, pour y remédier, d'instituer la science du Cosmos ou du Tout, constatait que l'intellig'ence, qui fait la force et la richesse des individus.

est aussi l'unique cause de la grandeur des nations. « Il en est de la vie des peuples, disait-il, comme de la Nature qui, selon une heureuse expression de Goethe, « dans son impulsion éternellement reçue et transmise » pour le développement organique des êtres, ne connaît ni arrêt, ni repos, et attache sa malédiction à tout ce qui reftarde ou suspend le mouvement. C'est la propagation des études fortes et sérieuses des sciences, ajoutait-il en se servant de notre langue, comme s'il eût pressenti nos désastres, qui contribuera à éloigner le danger de l'appauvrissement national. L'homme n'a de l'action sur la nature, il ne peut s'approprier aucune de ses forces (ce qui est en

définitive le seul moyen qu'il a de s'enrichir et de s'élever) qu'autant qu'il apprend à les connaître et à les mesurer avec précision. Le pouvoir des nations, Bacon l'a dit, c'est l'intelligence, et ce pouvoir croît ou décroît avec elle. Le savoir qui résulte du libre travail de la pensée n'est donc pas seulement une joie de l'homme, il est aussi l'antique et indestructible force de l'humanité. Tout en faisant partie de ses richesses, il est souvent la compensation des biens que la nature a répandus avec parcimonie sur le sol.

Les peuples qui ne prennent pas une part active au mouvement industriel, au choix et à la préparation des matières premfères, aux applications heu-

reuses de la mécanique et de la chimie, ou chez lesquels cette activité ne pénètre pas toutes les classes de la société, doivent infailliblement déchoir de la prospérité qu'ils avaient acquise, et leur appauvrissement intellectuel sera d'autant plus rapide, que les pays limitrophes raîenmront davantag'e leurs forces par l'heureuse influence des -sciences sur les arts. » Puis, repoussant aussi bien les conclusions hâtives des impies que les terreurs chimériques des dévots, ce grand esprit, plus capable qu'aucun autre, grâce à la prodig-ieuse étendue de ses connaissances, de saisir les rapports que nos sciences ont entre elles, disait aux philosophes : « Il nous reste à découvrir des séries entières de phé-

nomènes, dépendant de forces dont nous n'avons actuellement aucune idée, en sorte que cette lacune seule suffirait à rendre incomplète toute représentation unitaire de la totalité des faits naturels. Je pense, ajoutait-il en s'adressant aux dévots, que ceux qu'un long* et intime commerce avec la nature a pénétrés du sentiment de sa g*randeur, et qui, dans ce commerce salutaire, ont fortifié à la fois leur caractère et leur esprit, ne sauraient s'afflig*er de la voir de mieux en mieux connue ou de voir s'étendre incessamment Thorizon des idées comme celui des faits. »

Pour répondre à cet appel, à ce défi, il est donc tirg'ent que toutes les classes

de la société, les hautes classes comme les autres, soustraites à Ténervement qu'exercent sur elles, depuis trois siècles, des cong'rég'ations malfaisantes, soient promptement mises en état de soutenir la concurrence vitale ou de participer, selon leurs besoins, au mouvement moral, scientifique, artistique qui emporte et renouvelle l'Europe. Il ne s'agit plus pour nous, ainsi que nos hommes d'État se plaisent encore à nous le dire, « de rester à l'avant-g'arde de toutes les sciences » . Non ; sachons mieux apprécier notre accidentelle déchéance relig*ieuse, administrative et militaire, afin de reconquérir pied à pied, pas à pas, la place que nous n'aurions jamais dû perdre.

Pour cela il faut instruire, non-seulement la nation, qui est aujourd'hui Tune des plus arriérées de l'Europe et que son ig*noranee livre à toutes les excitations de Tanarchie, mais aussi les classes prétendues éclairées, dépourvues de connaissances véritables, en droit, en histoire, comme dans les sciences les plus usuelles, et que Féducation exclusivement littéraire et romanesque à laquelle, depuis Louis XIV, on a pris soin de les soumettre, rend nerveuses, affolées, accessibles à toutes les terreurs d'une imag'ination dérég'iée.

Il faut surtout , par une absolue liberté de conscience et de pensée, quelles qu'en doivent être les consé-

quences, au début, et dût-elle nous ramener les scandales d'impiété dont le clerg'é et la noblesse donnèrent le honteux spectacle au dix-huitième siècle, affranchir les âmes de l'absence de sincérité qui pèse aujourd'hui sur toutes les classes, depuis l'académie jusqu'à l'école primaire, depuis l'évêché jusqu'à la cure de villag'e, et qui, plus que tout, en ce moment, blesse et tue notre génie national. Il faut en finir avec ces dog'mes que tout le monde proclame et que personne ne croit, pas même ceux qui les ont faits; avec ces dévotions romaines, purement politiques, dont le moindre inconvénient, chez nous, est de démoraliser toutes les âmes en les accoutumant à se faire un

jeu des choses les plus saintes; avec ces g-lorifications périodiques de Ravaillac ou de Saint-Just et tout ce jacobinisme roug'e et noir, que ne connaissent point les peuples vraiment chrétiens, vraiment libres, et qui n'est, après tout, que du cynisme.

Quand la foi prend la forme de Thypocrisie, la liberté prend nécessairement celle de la licence ; c'est évident. Mais peut-on dire, avec M. de Tocqueville, qu'un Pascal est impossible sous un rég'ime démocratique , lorsqu'on a vu la seule explosion libérale de 1792 produire simultanément Laplace, Cuvier, Lag'rang'c, Lamarck, Mong*e et Geoffroy Saint-Hilaire ? Ce n'est donc que par la -Liberté, c'est-à-dire par la

Vérité, que nous pourrons nous rég*énérer.

Mais comment?

Nous sommés divisés sur tout. Faute d'idées générales ou de philosophie, nos sciences s'émiettent en poussière, les esprits se divisent, le lien national se relâche, et déjà l'on peut voir le sacerdoce, la mag*istrature et l'armée, rapprochés par de feintes terreurs dans d'hypocrites superstitions, se constituer à l'état de castes dirig-eantes et révolutionnaires parmi nous.

Une seule chose peut nous sauver :

l'union.

Unissons-nous, non dans la Vérité, qui nous manque, mais dans t amour de la Vérité, que nous devons met-

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tre au-dessus de tout, même de Dieu.

Il faut que tout homme qui cherche sincèrement le Bien, le Vrai, le Beau, ait à nos yeux un caractère sacré et devieone, comme dans la Grèce antique, un héros, un saint; que toute vérité soit pour nous un dog^me. Un fait n'est jamais à redouter quand il est vrai.

Nous fonderons ainsi le vrai culte de ravenîr, qui sera le culte du Vrai.

C'est à la jeunesse, g'énéreuse et dévouée, qu il appartient d'instituer, en dehors des partis, des écoles, et des sectes, cette sainte Lig'ue de la Vérité, qui fera rentrer la charité, la virilité dans nos âmes.

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