‹ Emotion et Troubles Toniques ParoxystiquesChapitre 24 sur 46 · SAR · texte numérisé non relu

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Angleterre, REDLICH en Allemagne...) témoigne de la fréquence relative de l’affection.

L’ACCÈS NARCOLEPTIQUE est caractérisé « par un besoin subit et irrésistible de dormir, ordinairement de courte durée, se produisant à des intervalles plus ou moins rapprochés et obligeant le sujet à tomber ou à s'étendre pour lui obéir » (GÉLINEAU).

Les deux composantes du sommeil normal, inhibition de la conscience et inhibition posturale se retrouvent dans l'accès typique. Après quelques prodromes ou subitement, le malade s'endort, ce sommeil est réversible, facilement interrompu par une excitation extérieure, il s'accompagne ou non de rêves; le malade ignore ensuite tout ce qui s’est passé autour de lui sauf dans certaines formes que WILSON considère comme des formes de passage avec les accès cataplectiques : apparemment endormi, le malade perçoit néanmoins ce qui l’entoure.

La résolution musculaire est compiète, sauf parfois pour certains muscles (orbiculaires, palpébraux), et le sujet doit s'étendre ou tomber. Toutefois, dans certains cas, il n’y a pas perte du tonus et le sujet peut continuer ses occupations tout en dormant, non sans quelques inconvénients.

Nous rappellerons succinctement les circonstances des accès narcoleptiques, car parfois, beaucoup plus rarement pourtant que les accès cataplectiques, ils reconnaissent un déclenchement émotionnel.

Ces circonstances souvent banales, promenade, lecture, travail manuel, varient selon les malades, mais restent toujours à. peu près semblables pour le même individu; elles semblent jouer surtout un rôle favorisant.

Un certain nombre de circonstances sont également propices à l’endormissement normal : l'immobilité, le silence, l’obscurité, l’inaction dans la position couchée ou assise, l’appui contre un mur dans la position debout, un bruit monotone de conversation, la lecture, la période digestive, un voyage en auto.

Certaines occupations comportant la répétition des mêmes mouvements plus ou moins automatisés, marche, danse, repas, font apparaître le sommeil narcoleptique.

Il est plus remarquable que, dans certaines circonstances s’opposant normalement au sommeil (ADIE, REDLICH), par l’intérêt qu'elles éveiilent chez le sujet, puisse se produire un accès : ce sont certains efforts physiologiques (défécation, coït, appétit), des occupations professionnelles parfois dangereuses (travail sur un échafaudage, sur une locomotive) ou des distractions (partie de cartes).

Moins fréquemment, nous trouvons en cause des facteurs affectifs, soit émotions agréables comme pour le malade de GÉLINEAU (satisfaction d’avoir un beau jeu aux cartes, de rencontrer des amis, etc), soit des émotions pénibles, colère, crainte, effroi.

Le rire ne semble pas avoir été signalé à l’origine d’un accès.

Nous reviendrons sur l'étude des causes affectives à propos de la cataplexie. Remarquons seulement que si l'intensité de l'émotion joue un rôle, les causes les plus infimes suffisent parfois : pour le malade de GÉLINEAU, la rencontre d’un étranger vu pour la première fois, la vue d’un fait ridicule.

La contrainte morale que le malade doit parfois exercer sur lui-même peut provoquer un accès : par exemple, ce malade qui s’endormait chez le dentiste quand on lui fraisait une dent (LEVIN à mis dans ce cas en évidence, le rôle que jouait un réflexe inhibiteur puissant).

Les circonstances atmosphériques, telles que l’approche d’un orage déclenchent parfois l’accès (malade de GÉLINEAU).

Enfin, il a été possible de provoquer volontairement des accès de sommeil par hyperventilation (STRAUSS). Nous reverrons, à propos de la cataplexie, le rôle que peuvent jouer les mouvements respiratoires dans le déclenchement volontaire des crises hypotoniques.

Parmi les agents pharmacodynamiques, l’action de la caféine est signalée chez le malade de SPERLING et WIMMER.

L’ACCÈS CATAPLECTIQUE est « une inhibition générale du tonus d’attitude » (LHERMITTE). La conscience est conservée, le malade éprouve souvent au début de la maladie, une sensation d'angoisse en se voyant immobilisé, rarement d’anéan-

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