‹ Emotion et Troubles Toniques ParoxystiquesChapitre 31 sur 46 · OBSERVATION I DE LEVIN · texte numérisé non relu

OBSERVATION I DE LEVIN

Il s'agit d’une femme de 59 ans, ayant présenté de 11 à 17 ans de nombreuses attaques où elle était dans l'incapacité de faire un mouvement et éprouvait une sensation de raideur à la suite de diverses émotions pénibles, honte, colère, ressentiment. Puberté à 16 ans; après 17 ans, une seule attaque à 43 ans.

La malade qui est intelligente, est hospitalisée pour un délire paranoïde, eile parle très raisonnablement en dehors de son délire et possède une mémoire excellente.

a) Le premier épisode se place à 11 ans; un groupe d'enfants était réuni chez elie, sans doute dans son excitation, elle urina involontairement. Chagrinée et ridiculisée par la bonne, eile dut descendre en bas aux toilettes; ses vêtements mouillés sous le bras, elle passa au milieu de ses compagnons, et arrivée devant la porte des toilettes, elle ne put bouger; ses pieds étaient de plomb, elle ne pouvait faire un pas; toutefois, elle pouvait remuer les bras car elle se rappelle qu’elle pouvait toujours tenir ses vêtements.

b) À 14 ans, à l'enterrement d'un oncle, elle ressentit en voyant le chagrin de sa tante, un frisson, puis une raideur dans tout le corps telle qu'elle ne pouvait plus bouger.

C) Au même âge lors d'une attaque semblable causée par un chagrin, elle tenait la poignée d’une porte dont le dessin s'imprima sur la paume de sa main tant elle la serrait fortement; malgré toute sa volonté, elle ne pouvait fermer la porte. Des attaques identiques se produisaient quand sa belle-mère qu'elle détestait la réprimandait ou quand son père qu’elle aimait manquait à une promesse; leur durée était de quelques secondes, elle né perdit conscience qu'une fois : peu après le début de la puberté, le premier jour des règles, elle fut grondée en public, éprouva un frisson nerveux et perdit connaissance; pas d'incontinence sphinctérienne, ni de douleur musculaire ensuite. Après l’âge de 17 ans, elle n’eut qu’une seule attaque à 43 ans : ayant poussé en plaisantant son fils dans l'escalier, elle le fit tomber de plusieurs marches; le croyant mort, elle ne pouvait bouger pour aller à lui et resta fixée sur place jusqu’à ce qu’il se relevât indemne. Par contre, elle n'eut pas d'attaque en découvrant son fils unique suicidé chez elle. Elle n’eut jamais d'attaque après le rire, jamais de somnolence anormale, ni de cataplexie, Examen neurologique négatif, artérlo-selérose modérée, L'hypertonie semblait atteindre les quatre membres,

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