‹ Emotion et Troubles Toniques ParoxystiquesChapitre 6 sur 46 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

GENERALITES

Il est intéressant de voir que divers phénomènes toniques caractérisés par leur instabilité et leur variabilité sous l’influence des facteurs émotifs étaient inclus autrefois dans le cadre des névroses : ainsi le torticolis spasmodique, les manifestations de la maladie de Parkinson, les spasmes et surtout la chorée. Peu à peu, ces affections ont été reconnues comme faisant partie du domaine de la pathologie organique, surtout depuis le progrès des connaissances anatômiques et en particulier depuis les travaux sur l’encéphalite épidémique. Récemment la question s'est posée à propos de l’hystérie et l’on s’est débattu entre les notions de lésionnel, donc organique et de fonctionnel, ce terme pris dans le sens d’inorganique. Certains s'appuyant sur des analogies cliniques entre des troubles considérés classiquement comme fonctionnels et des troubles organiques ont cru pouvoir expliquer les premiers par une atteinte anatomique, mais ces conclusions très discutées semblent actuellement trop hâtives. D'ailleurs, l'explication des troubles envisagés par une lésion anatomique part d’une vue statique des faits; une vue plus dynamique et plus physiologique conduit à la conclusion qu'il s’agit de perturbations fonctionnelles. Ce n’est pas dire qu’elles sont inorganiques; mais une telle explication n'atteint pas à l’apparente fixité des explications à type lésionnel dans la détermination du segment du névraxe intéressé; en effet, les phénomènes pathologiques dépendent non seulement du niveau de ce segment, mais aussi d’une certaine variabilité dans la

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