RAD ES
désintégration individuelle de la fonction. Prétendre que ne sont pas organiques des aïfections dont les manifestations variables échappent souvent à notre examen neurologique est aussi aux que d'expliquer certains phénomènes uniquement par une lésion localisée, sans tenir compte des modifications tonctionnelles concomitantes, végétatives, toniques, etc. Nous rappeilerons à ce propos quelques observations de chorée, de crises oculogyres chez des Parkinsoniens, d’épiiepsie du moignon dont les manifestations sont particulièrement sensibles aux facteurs affectifs; il est à noter qu'il s’agit soit de lésions diifuses, soit d’affections indépendantes des fonctions métamériques bas-situées et souvent même des fonctions dites pyramidales.
ANDRÉ-T'HOMAS rapporte piusieurs observations de chorée dont les troubles toniques et cinétiques étaient accentués par des facteurs de divers ordres : deux groupes d’excitations, dit-il agissent sur les centres choréigènes (centres d’ailleurs mal définis), ceci n’impliquant nullement qu’une émotion peut être à l’origine de la chorée de Sydenham.
— D'une part, les processus psycho-émotifs à point de départ purement psychique : occupation, conversations, émotions, absence de calme et de silence ont une influence défavorable.
— D'autre part, les excitations périphériques : contact, piqûre, courant d'air, recherche d’un réflexe, excitations sensorielles (lumière vive, bruit de porte fermée). Ce groupe d’excitations qu'ANDRÉ-THOMAS appelle sensorio-affectives se rapproche du précédent par le fait que c’est la variation émotive ou affective qui accompagne la sensation, qui semble agir plutôt que la sensation elle-même; en effet, celle-ci devient inefficace dès qu'elle n’est plus nouvelle, et la crainte seule de l’excitation peut avoir le même effet. « En réalité, dit l’auteur, c'est. une certaine nuance affective qui décide, mais les moyens employés pour l'obtenir ne sont pas les mêmes ». .
Nous retrouverons dans d’autres cas cette division des excitations en deux groupes, psycho-affectifs et sensorio-affectifs.
Les crises oculogyres des Parkinsoniens apparaissent fréquemment sous l’influence de facteurs psychiques; VAN BOGAERT