‹ Emploi de la Cryogénine: Contre le Rhumatisme TuberculeuxChapitre 19 sur 27 · OBSERVATION XII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XII

(Clinique particulière de M. le professeur Poncet.)

Ostéo-arthrites tuberculeuses du poignet gauche, du genou gauche, des vertèbres cervicales, du coude droit. Pas de lésions pulmonaires.

Arthralgies dans les épaules, les hanches, les cous-de-pied ; rachialgie; névralgie du trijumeau gauche; douleurs dans le genou gauche et le coude droit : efficacité de la cryogénine.

Antoine R..., 21 ans, pâtissier.

On ne re pas de tuberculose dans sa famille, son père est mort en huit jours d’une fiuxion de poitrine dans le cours d’une affection cardiaque, Sa mère est vivante et bien portante. Il a un frère et une sœur en bonne santé.

Personnellement, il a toujours été assez délicat ; il a eu la rougeole; jamais de rhumatisme articulaire aigu.

A 10 ans, il ressentit pendant une quinzaine de jours de vives douleurs au niveau des chevilles, sans gonflement.

De 10 à 16 ans, il eut des laryngites tenaces, une crise d’arthralgie au niveau des chevilles, et des douleurs dans le genou gauche à la suite d’une chute.

Te

À 17 ans (décembre 1900), il apprend le métier de pâtissier qu'il ne put continuer bien longtemps, à cause de sa mauvaise santé.

En mars 1901, le professeur Poncet diagnostique une tumeur blanche du poignet gauche, et après un traitement assez prolongé par des pointes de feu profondes, des curetages, etc., il pratique la résection en janvier 1902.

En mai 1902, le genou gauche augmente de volume et une intervention eut lieu en mars 1903. Pendant cette période, le malade commença à éprouver une certaine gêne dans les mouvements du coude droit; il présenta également des signes de mal sous-occipital.

En mars 1903, quelques jours après une opération sur le genou gauche, le professeur Poncert ordonne au malade deux cachets de 0.30 centigr. de cryogénine pro die pour calmer ses douleurs. La première prise provoqua une sudation assez abondante; ce phénomène diminua vite d'intensité et, dès le troisième jour de l'administration, il n'y eut plus guère de sueurs provoquées par le médicament.

Son effet se fit sentir moins d’une heure après l’absorption : les douleurs du genou gauche, siège d’une ostéoarthrite tuberculeuse, furent calmées; il en fut de même pour les arthralgies des épaules et des hanches, et pour la névralgie faciale. Il retrouva également le sommeil qui était très troublé par la souffrance.

Ces effets analgésiques se prolongeaient pendant 24 à 30 heures; le malade continua pendant plusieurs mois cette médication, toujours avec le même succès; il ne prenait pas la cryogénine régulièrement, mais seulement chaque fois que les souffrances acquéraient une intensité suffisante. ,

En juin 1904, l’état de son coude droit nécessita une - intervention. À ce moment, Antoine R... recommença à prendre de la cryogénine; il obtint un excellent résultat : disparition de la sensation assez pénible de raideur dans

pre le dos, disparition des douleurs du coude droit, et par suite il retrouvait le sommeil qu'altéraient ses souffrances.

Jamais le malade n’a éprouvé de céphalées, de vertiges, de bourdonnements d'oreille, de troubles oculaires, de maux d'estomac par l'emploi de ce médicament.

Notons que l’antipyrine, essayée à plusieurs reprises, s’est montrée inactive.

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