RAPPEL ANATOMIQUE
ps ALAN.
An itéris est un muscle à fibres lisses qui présente
trois couches !
= interne; — moyenne; — externe.
La couche externe se compose de fibres circulaires renforcées par deux bandes de fibres transversales se
fe prolongeant dans les annexes. I1 existe en outre un
faisceau de fibres verticales qui coiffe le fond de l’uté-
rus et qui porte le nom de faisceau de Calza.
La couche interne est composée de fibres circulai-
res, renforcées par endroits de fibres de la “voûte, des 0S circulaires de la AOMES et de faisceaux quadri-
jumeaux.
Ces deux couches sont très minces par rapport à
Ja moyenne qui constitue à peu près la moitié de l’épais-
eur utérine. Les fibres qui la composent sont croisées dans tous les sens, ce qui a fait donner à cette couche le nom de plexiforme. C’est elle qui contient la plus grande partie des vaisseaux, les artères libres et les veines adhérentes.
Une disposition fondamentale consiste donc dans l'inégalité d'épaisseur des trois couches musculaires, mais en outre, la moyenne ne descend pas aussi bas que les autres. ;
L'ensemble du muscle utérin subit au cours de la
grossesse une hypertrophie considérable qui porte sur les trois couches, mais surtout au niveau de la moyenne. Cette dernière voit ses fibres existantes augmenter de volume et de nouvelles fibres se forment.
Comme tous les muscles, l'utérus possède une inner- QE
vation et un système lymphatique.
L’innervation se fait par le plexus utérin qui se détache du bord antérieur du plexus hypogastrique, chemine dans la partie antéro-supérieure du ligament utéro-sacré et aborde l'utérus au niveau de l’isthme : (ROUVIÈRE). Quant aux lymphatiques! LEVEUF et GoDARD distinguent une voie principale et des voies secondaires. RE Ee
La voie principale longe l’artère utérine ‘jusqu’au tiers externe du ligament large et se termine dans un ganglion principal situé sur le versant externe de cette artère.
Les voies secondaires sont représentées par des collecteurs inconstants.
Pendant la gestation, les nerfs et là mphetiques subissent une hypertrophie considérable. Les vaisseaux lymphatiques présentent des ampoules, et l’ensemble du système recouvre en réalité toute la matrice.
Les nerfs subissent une hypertrophie à peu près analogue et forment des larges bandes au-dessous de la séreuse (JEANNIN).
Le genêt à balais contient trois alcaloïdes : le plus
anciennement connu est la spartéine découverte en 1851
par STENHOSE; quant aux deux autres, la génistéine et la sorothamine, leur découverte est relativement récente et remonte à 1918 et est due à VALEUR.
La formule chimique de la spartéine n’est pas
encore connue exactement, maïs c’est une substance
qui n’est pas très toxique.
| Son action s'exerce sur le sÿstème nerveux central, sur le ‘système autonome, sur les muscles striés et lisses, sur le cœur et les vaisseaux, le tube digestif
et l'utérus. Elle possède en outre une action diurétique
‘propre. Voici, d’après RICHARD et HAZAUD, quelle est
l’action de la spartéine sur le cœur et l'utérus
« Depuis les travaux de F. et L.-J. MERCIER, on |
sait qu’elle est un tonicardiaque à action très spéciale, isolant le cœur de toute cause de perturbation extrinsèque, grâce à son action cardiaque et extra-cardiaque.
« Aux doses thérapeutiques, elle renforce, ralentit, régularise le cœur. Elle exerce en effet, une action inotrope positive, des actions chronotrope, HONoUSre et bathmotrope négatives. |
« Elle augmente faiblement l'amplitude des con-
tractions cardiaques.
« Pour SOULA et DELAR, elle exercerait même sur le cœur une véritable action tonique antidilatatrice.
ES
Elle ralentit le rythme et diminue la conductibilité en entravant la conduction auriculoventriculaire : elle
augmente en effet la chronaxie du faisceau de His F avant celle du myocarde (L.-J. MERCIER et CHERBU- LIEZ), comme le fait la digitaline. Elle supprime l'aryth-
mie respiratoire et rend le cœur moins sensible aux.
excitations électriques directes ».
Si nous citons ce long passage, c’est en raison de
la similitude de structure entre le muscle cardiaque et le muscle utérin. \ -
Le même médicament pouvait donc avoir une action
identique sur ces deux organes, et KLEINE, en 1939, semble y avoir songé le premier.
C’est en étudiant l'action de la Ariel sur le. cœur qu’il s’apercut qu’elle agissait de la même manière sur le muscle utérin et recommanda son emploi au cours de la grossesse et surtout à la peRe” du
travail.