‹ Emprunt Icarien de un million de francsChapitre 4 sur 6 · IVOCVEL ACTE DE SOCIÉTÉ · texte numérisé non relu

IVOCVEL ACTE DE SOCIÉTÉ

« C'est sous ce titre qu'a été présenté le projet de la nouvelle loi sur les admissions, que l'Assemblée discute en ce moment avec toute la célérité possible, et que les Icariens de tous les pays attendent avec une impatience toute naturelle, et semblable peut-être à celle qui a précédé la première confidence.

» Un tel projet, dont l'importance n'a pas besoin d'être démontrée, a été entouré de toutes les garanties qui peuvent le rendre moins imparfait. Les Icariens du dehors, ceux de France

et de Paris surtout, nous ont donné autant que possible leurs idées ; le mandataire de la Colonie à Paris nous a aussi communiqué les siennes; en Assemblée, une commission de cinq membres a été chargée de présenter un projet de loi, travail dont elle s'est bien acquittée. La Gérance, muniodc tous ces documents, a confié à un de ses membres le soin d'en former un nouveau projet, lequel a exigé un mois de travail. Ce projet a éié par elle discuté, modifié et adopté à l'unanimité, des quatre membres présenis, le 2 ju'n courant. L'Assemblée s'en occupe maintenant.

') Ce projet de loi est la conséquence de l'engagement de 1856. Aussi, s'érarie-t-il de la roule battue jusqu'à aujourd'hui et enire-t-il complètement dans les dernières vues du Fondateur d'Icarie. Il est aussi hardi que nouveau. Par exemple, il consacre la restitution complète des apports en cas de retraite, partie immédiatement, partie dans des délais très courts. Il renfermp aussi, en principe, la suppression du minimum d'apport. En outre, il garantit toutes les avances d'apport que certains Icariens ont faites à la Colonie de Nauvoo.

» D'un autre côté, la constitution s'élabore. Nous ferons tous nos efforts pour réaliser en ceci les désirs de nos frères de tous les pays. Nous pensons que ces efforts ne seront pas inutiles, et que les nouvelles lois seront complètement en rapport avec le nouvel ordre de choses que nous a enseigné l'expérience.

') Ce travail prodigieux de législation , travail opéré au milieu des nécessités cruelles que toute notre activité suffit tout au plus à surmonter, n'est pas sans présenter quelques enseignements. Il apprend au moins tout ce dont nous saurons être capables, lorsque ces nécessités auront disparu, et que des moyens viendront seconder notre .constance, notre énergique activité, et notre courage inébranlable.

Demandes en rèmboUr siéent des avances cl' àppbrt faites à la Colonie de Nauvoo par certains Icariens du dehors (1). ..n>Hv,>ùu

f Les lecteurs attentifs de notre journal se rappellent que certains Icariens du dehors avaient avancé à la Colonie de Nauvoo des sommes, qui devaient leur servir pour apport dans le cas où ils se feraient admettre ; ils se rappellent aussi, qu'à la suite de la crise dernière, ces Icariens ont demandé le remboursement de leurs avances d'apport. Comme la Colonie de Nauvoo représente, jusqu'à un nouvel ordre de choses, les intérêts matériels de l'entreprise Icarienne, c'est à elle que s'adressent nos frères extérieurs pour rentrer dans leurs droits, et, dans ce but, ils ont choisi pour les représenter le citoyen Mercadier.

» Nous répondrons aux conseils que nous ont donnés des amis sincères, aux vœux des Icariens en question, comme aux nôtres, et en même temps à la bonne foi et à la générosité que des Démocrates doivent mettre dans ces sortes d'affaires, en préférant dans celle-ci les voies de la conciliation et d'un arrangement amiable à tous autres moyens, que l'intérêt et l'honneur de notre cause défendent, lorsqu'ils ne sont pas d'une nécessité absolue.

» Pour prouver notre sincérité, nous nous proposons de faire connaî;re toutes les pièces importantes de celle affaire, aujourd'hui, nous publions la première.

(1) Plusieurs de nos amis nous écrivent pour nous demander quel a été le résultat du procès devant la Cour de Carthage. Ce procès a été appelé en son temps devant la Cour; mais il a été mis à néant pour vice de forme, c'est-à-dire que la procédure n'ayant pas été suivie régulièrement, il était nécessaire de la recommencer avant de pouvoir plaider. Nos amis de Saint-Louis n'ont pas jugé à propos de recommencer le procès immédiatement, ils aiment mieux attendre une occasion favorable, qui, probablement ne se fera pas attendre, pour régler définitivement avec la Société de Nauvoo.

Au citoyen Gérard^ Président de la Colonie de Nauvoû» pour être, au besoin, lu en Gérance, et en Assemblée générale,

Saint-Louis, Mo, 13 juin 1857.

Citoyens,

» À la suite des événements qui ont signalé et suivi le S février 1856, les Icariens extérieurs qui avaient avancé leur apport à la Colonie, cessant d'avoir confiance en elle, ont demandé le remboursement de ces avances.

Ils se sont adressés à cet effet, vers le mois de juin, au bureau Icarien de Paris ; mais, comme sur le rapport du citoyen Gérard et de la Commission de vérificaiion, et sur la proposition du citoyen Mourot, ce bureau Icarien avait été supprimé le 13 mai de la même année, il leur fut répondu que le bureau n'existait plus, et ne pouvait plus prendre sous sa responsabilité d'agir au nom de la Colonie de Nauvoo. Alors, aux termes des reçus délivrés contre des avances d'apport, ces Icariens ont dûs'adresser à la Colonie deNauvoo. Pour cela, ils viennent de me constituer leur mandataire, en m'envoyant leurs reçus et leur procuration, et en m'invitant à demander le rembour^ sèment des avances qu'ils ont faites à la Colonie,

» Citoyen, je vous préviens en conséquence, que je vais venir vous présenter les reçus en question, qui doivent être payés, vous le savez, trois mois après leur présentation constatée.

» Cependant, je suis, de concert avec mes mandants, tout disposé à accorder des délais beaucoup plus longs que trois mois, parce que je comprends la difficulté où vous seriez de payer, dans un temps si court, une somme qui peut s'élever à environ 30,000 ou 60,000 fr.

» C'est pour vous informer de ces intentions et pour connaître les vôtres sur les détails et les autres questions que peut soulever celte affaire, que j'ai pris la résolution de vous écrire avant de me rendre à Nauvoo. Je laisserai entre cette lettre et mon départ, le temps de recevoir une réponse.

)) Je désire, au nom de ceux dont je suis mandataire, que cette affaire se traite le plus pacifiquement dii naoï^de.

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» J ai l'honneur de vous saluer,

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