VAmerika
3. Kaiserin Auguste-Victoria, 214 mètres de long! Ce paquebot ne file que 18 nœuds. Mais il a cinq étages de ponts, des ascen* seurs, un palmarium, un gymnase, des chambres de Jeux pour enfants. Les cabines très vastes dispensent de superposer les lits. Il y a un restaurant Ritz à bord 1 On a calculé que pour transporter par terre les 25,000 tonnes du Kaiserin Auguste -Victoria, U faudrait 62 trains de 40 wagons chacun.
4. tes vitesses sont dépassées à présent par les deux nouveaux bateaux anglais la Mauritania et la Luntania qui font le voyage de New-*York en 4 jours et 21 heures au lieu de 5 Jours 1/2 et 6 Jours qu'il faut Jusqu'aujourd'hui aux bateaux firançais et allemands, soit 25 nœuds et demi.
SDQ charbon, et, s'il est vra:
50 tonnes de charbon par jou et 350 tonnes (soit 7 fois plus) | elle a eu bien raison de Tend qu'elle l'a pu, ses plus ruineti
Les Hambourgeois prétend veaux bateaus plus lents, dt moins encombrantes, ils peu geurs plus de confort, plus d économiser du charbon, dimi diëres et la fatigue du navire dation.
Et pourtant, on n'est pas :
énormités qui logent 3,400 pa matelots et mécaniciens, soit 4 niers bateaux construits en Ang de la Cunard Line, dont j'ai do précédente, ont de 32 à 33,001
J'ai dit que l'entrée, en i\ cida pour la Compagnie de H.
grand développement. Faut-il neur? On le discute. Sa pn puis sa fondation une progi était arrivée en 1886 à une existence, l'émigration par H battait son plein. De 2,400 i avait passé à 7,430 en 1851 32,000 en 1870, à 69,000 end Il fallait des bateaux pour tant
I5i DE HAMBOURG ADÏ MABCHES DE POLOGNE
s'expatrier ! En mSme temps, l'industrie prospère en Atlônagne, elle fait des pas de g<éaiit aux Uitats-Uoie, la population augmente. Un grand mouvement •d'é^ianges se fait entre rancienetlenouveau monde, entre l'Europe et l'Eilrëma-Ofieat. L'essor est prêt, il faut le diriger et ea profiler. C'est M. fiallin qui, avec ses qualités remarquablee, La hardûsse de ses xx)oc«ptioiis, la promptitude de ftesrésolutioae, sa faculté de ti'avail et sa confiance en soi, bénéficiera légilimement de lasitiutioo.
Qu'est-ce donc que ce M. Ballin, < l'aoïi de l'Empereur »? D'où sort-ilî Israélite de naissance, son père était agent d'émigration. Entré dans la Compagaie Carr oomnie emplof é, il se rendit bûenlftl indispensable. Quand celte dernière fut absoitiée par la Hamburg-Amerika, celle-ci absorba au2Ei M. Ballin qui devint direclenr de son serrice d'émigration. 9&a après il réussit i se faire nommer directeur généraL Depuis, M. Ballin se débarrassa de tous ceux qui le gênaient, el fit, en moins de vingt ans, delà Hamburg- Amerika, ce qu'elle est aujourd'hui.
Je ne peuï repasser en revue sa carrière féconde. Je citei-ai pourtant son demier coup qui est un des meilleurs. La Compagnie avait trois 4 boulets > dont elle voulait à tout prix se débarrasser; ils mangeaient trop de charbon et étaient déjà vieuï. Tout le tnonde se demandait : « Qu'eslrce que Ballin pourra bien en £aire? 1 Mais la Russie cherchait une Sotte pour la conduire à Tsou-Shima : M. Ballin lui vendit »s trois I carcans > coûteux, en se disant : < Pour ee que les Japonais en feront... > Et en cette année 1904, la Hamburg-Amerika eut 34 millions de bénéfices. Il parait que Guillaume II, qui a'e»t pourtant
pas méchaDt et aime bien son cousia de H beancoQp de l'histoire.
Corament arriTa-L-il à la faveur impéri; faveur si convoitée en Allemagne? Jusqu'ei a'srait jamais approché l'Empereur. A eell s'annoDçait l'ouverture du canal de Kiel, des sui^issaieot, les courtisaDs se taisaient^ nf que conseiller... C'est alors que quelqu'ut l'oreille de Guillaume II qu'il existait à Uan homme ayant le don d'oi^anisation, dont la millait d'idées. Il l'appela, se félicita de se c'est lui qui présida, dans l'ombre, aux fêles guration. Depuis ce temps celte faveur a s augmenté. Il est reçu dans l'intimité du s jusqu'à des rendez-vous de chasse. L'an même, quand l'Empereur vint à Hamboui prendre le thé chez M. Ballin, ce qu'il n'av fait ni chez le bourgmestre, ni chez personi bourg. Le téléphone marche entre PoLsdam et Hambourç. M. Ballin soumet à l'Empei c'est la marotte, des plans de bateaux qu'i C'est un bon courtisan.
Pourtant, il a le sens de sa dignité et ut estimable : israélite il était, juif il est resté ce pays où les Israélites ne sont même pas grade d'officier et sont exclus des hautes for l'Etat, c'est quelque chose pour lui d'être soi-même. On dit que l'Empereur lui ofîr cinq ou six ans, le ministère des Travaux \ Prusse — mais ce n'est qu'un bruit qui n' confirmé. Ce qui est plus sûr, c'est que Gui a voulu l'anoblir, et qu'il a répondu, avec d polies : « Sire, je m'en fiche... > On lui pr
un mot qui serait hors de pair s'il Tavait prononcé. Il aurait dit à l'Empereur, qui lui proposait le ministère à condition qu'il se fit baptiser : c Sire, je suis juif par conviction. >
Des gens qui le connaissent bien, et depuis long-» temps, et dont je tiens la plupart de ces renseigne- \ ments, nient le propos et m'assurent que ce que M. Ballin est par conviction, c'est, avant tout, directeur de la Hamburg-Âmerika Linie. Croyons-les.. •
(StIITB)
LES ËHIGRANTS
Le TÎllagâ fermé. — Mesures d'hygiène. — Types d'émigranls. — Le réfectoire. — Les dortoirs. — Les bouiiqnes. — La salle de bal. ~ Oi^ramsatioa sanitaire. — Les églises des différents cultes. — La triste histoire du jeune juif russe.
^ Là-bas, tout au bout de Hambourg, à Veddel, allons voir les émigrants qui partent pour rAmérique du Nord. Ce sont eux qu'on trouve à l'origine de la fortune de la Compagnie Hamburg-Amerika, ce sont ces pauvres diables qui, de leurs deniers multipliés, ont permis auxboui^eois oi^eilteux de la Hanse de construire cette flotte sans égale qui fait aujourd'hui l'admiration du monde.
Allons donc les voir.
Tout cet ensemble de bâtiments neufs en briques rouges, sans' étage, a l'air d'un village propret, élevé d'hier, avec des places et des rues plantées déjeunes arbres. Autour d'un parterre de fleurs, sont rassemblés l'hôtel, les églises, les bureaux ; quelques jeunes marronniers montrent leurs feuilles.
Dehors, sous une galerie voisine du réfectoire, en face de l'église et du temple, des femmes et des jeunes filles déjeunent de saucissons, de harengs saurs et de poissons fumés qu'elles ont achetés à une cantine proche. Il y en a de jolies, au teint mat, aux cheveux noirs ondulés et partagés en bandeaux sur le front, vêtues de cretonne à fleurs^ de jupes éclatantes, le cou orné de colliers de fausses turquoises et de corail. Elles ont l'insauciance et la gaieté de la jeunesse et rient à notre passage, elles vont vers l'Amérique avec l'espoir el les illusions de leurs dixhuit ans. D'autres, plus graves, sont occupées autour de jeunes enfants de trois et quatre ans, enveloppés dans de grands châles écossais à franges. Pour coiffure, elles portent un mouchoir noué sous le menton^ la pointe îlottant dans le dos, et pour vêtement des jupes et des caracos de drap gris.
Des groupes se promènent dans les allées semées de gravier. Certains vont pieds nos : des Croates; d'autres sont chaussés de bottes à plis : Slovaques, Hongrois; tous paraissent dans la force de l'âge. On n'en voit guère de plus de cinquante ans. Des enfants, coiffés de la haute casquette des moujiks, preonen! là-dessous de petits airs sérieux et réfléchis. Des fillettes sont habillées comme de vieilles femmes avec leurs jupes d'indienne traînant jusqu'aux talons. Des femmes d'une autre condition, en grand deuil, mère et fille^ se tiennent un peu à Técart, avec toute la tristesse du monde dans leurs yeux noirs. Quelques hommes vêtus de lévites, bottés, la tête coiffée d'une toque, entrent dans la petite chapelle très simple qui sert au culte catholique. Je les suis. Des bancs sont disposés de chaque côté d*une étroite
IlAHBOmie ISB
allée. Près d'une statne de la Vierge enluminée d'or, un Slovaque est agenouillé, sa tête aux cheveux fauves mal peignés s'incline pour ane prière fervente, les ' mains jointes tiennent un chapelet. Sa prière terminée, il frappe k sol de aoa frool, puis baise la terre et se relève.
KouE voici maintenant dans le vaste réfectoire. Assis et serrés les uns contre les autres sur des bancs, devant de longues tables de bois, quelques centaines d'émigrants mangent avec grand appétit dans de profondes écuelles de fer émaillé une épaisse soupe de pommes de terre où baigne un morceau de viande. Des petits en&nts assis sur les genoux de leurs mères partagent leurs portions. Un homme dont la grande JMtrbe tombe sur sa poitrine, on veuf sans doute, donne  manger aussi à son enfant de troisansquirit. Le père, grave et solennel comme ua condamné, verse avec précaution dans la bouche du petit une cuillerée sur deux de sa soupe,^ lui casse des morceaux de pain. A l'extrémité du réfectoire une petite estrade s'élève : c'est celle des musiciens pour le bal qui a lieu les jours de départ des bateaux. On vent faire oublier aux malheureux l'horreurde tant de misère et les distraire de la solennité impressionnante de leur départ vers l'inconnu, et la Compagnie allemande a trouvé ces moyens, les concerts, l'église, le bal. Mais je crois que pour beaucoup d'entre eux ces atl^itions sont iaudies: la résignation, ta passivité animales de ces paysans Gouriaodais, de ces Slaves, de ces Juifs abrutis par la misère, leur dtent jusqu'à l'imagination de la détresse qui peut-être les attend là-bas.
Le spectacle des émigrants privilégiés est moins attristant. Leurs vêtements, plus modernes et plus
coDforlables, laissent deviner une petite aisance. Leurs chambres, toutes blanches, aux lits de fer laqués, sont simples mais d'une parfaite propreté; les douches et salles de bains, fort bien installées. Des femmes de chambre, au bég:uiQ et au tablier de toile blanche, vêtues un peu comme des infirmières, font le service. Un restaurant, qui ressemble à un buffet de gare, remplace le réfectoire des pauvres, et ta nourriture y est moins élémentaire.
Mon guide m'explique l'histoire et l'organisation de ce sanatorium.
L'État de Hambourg a dès longtemps édicté des règlements très sérieux pour le transport des émigranis, l'organisation et l'équipement des bateaux, l'inspection des passagers et la responsabilité du capitaine vis-à'vis d'eux pendant la traversée. La sollicitude à l'égard de ces malheureux s'étend jusqu'au contrôle à exercer sur eux avant leur embarquement. Il ne faut pas que, malades, ils communiquent leur mal aux autres, ou que, arrivés à New- York, ils soient rejetés par le service médical et retombent à la charge de la Compagnie, qui leur doit, dans ce cas, le rapatriement gratuit.
Je passe par-dessus les formalités premières imposées à la frontière allemande : obligation de produire leur billet de bateau, leur billet de chemin de fer jusqu'au port d'embarquement, la possession de 400 marks — pour éviter l'inutile voyage jusqu'aux États-Unis où ils ne seraient pas admis sans cette somme minimum.
Les hôtelleries où séjournaient autrefois les émigrants avant leur embarquement et les émigrants euxmêmes se trouvaient placés sous le contrôle du mé-» deciuy les chambres à coucher et dortoirs devaient avoir le maximum d'air, la séparation des sexes être rigoureusement observée, les femmes voyageant seules avaient leur abri particulier, le prix pour le logis était réglementairement fixé d'après une affiche clouée dans toutes les chambres.
Malgré ces précautions et ces visites, des maladies contagieuses furent à plusieurs reprises apportées, de Russie surtout, par les émigrants.
Le nombre des émigrants augmentant toujours — il s'éleva à 144,382 en 1891, — le gouvernement de Hambourg reconnut qu'il devenait impossible de les loger dans les auberges de la ville, où ils échappaient à la surveillance sanitaire.
La Compagnie Hamburg-Àmerika construisit donc dans ce faubourg de Yeddel, sous le contrôle de l'État et de médecins, un ensemble de quinze corps de bâtiments pourvus de tout le confort nécessaire et des installations hygiéniques les plus perfectionnées. Aujourd'hui, les émigrants arrivant à Hambourg ne sont pas forcés de traverser la ville, on les conduit directement de la station du chemin de fer à ce sanatorium.
Ils sont séparés en deux catégories : l'une comprenant les gens un peu aisés, qui vivent dans une sorte d'hôtel pourvu de chambres séparées, quelques jours avant le départ du bateau; l'autre, composée des simples émigrants soumis au règlement ordinaire.
Les bâtiments sont divisés en deux parties :
La partie A, qui reçoit les arrivants jusqu'à ce qu'ils aient passé l'examen médical;
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La partie B, occupée par les habitations, dortoirs, réfectoires, bains, salles de désinfection pour ceux reconnus sains.
Les arrivants donnent leur nom, disent ce qu*ils veulent, où ils vont. S'il est trop tard pour remplir les formalités d*admission, ils couchent dans cette partie A. Mais ils ne sortent pas. Au malin, tous ceux arrivés la veille ou la nuit prennent un bain, une douche, et leurs vêtements et bagages sont désinfectés pendant la durée du bain. On pend leurs pauvres hardes à l'intérieur d'un vaste autoclave où se fait la désinfection. Leurs malles, valises, caisses, boîtes, tout ce qui servait à porter le maigre mobilier, est également soumis à la chimie sanitaire. Quelquefois, leur bain pris, les séchoirs n'ont pas encore rendu les guenilles. Alors, enveloppés dans des couvertures que la Compagnie leur prète^ les pauvres gens attendent.
Pendant le bain, a lieu une visite médicale complète.
Ceux reconnus sains sont C4)nduitsà la partie B.
Les douteux ou les familles dont un seul membre est douteux vont en observation au lazaret. On dirige les malades vers un hôpital de la ville*
11 faut admirer la propreté et l'organisation de tous ces services répartis dans des pavillons indépendants. Tous les locaux sont chauffés à la vapeur et éclairés â rélectricité. Les dortoirs, faits pour vingt personnes chacun et dont les dimensions furent calculées à raison de 13 mètres cubes d'air par individu, sont pourvus de ventilateurs, de lavabos.
Il y a deux réfectoires séparés pour les juifs et les chrétiens. On prépare les mets des juifs d'après les rites de leur religion. A la cantine voisine chacun peut acheter ce qu'il désire.
Dans un pavillon de musique se donne nn concert tous les jours.
Deux églises — une catholique, l'autre protestante — et une synagogue sont à la disposition des émigranls.
Tous ces soins, touies ces précautioDS donnent littéralement à ces centaines d'faommies, de femmes et d'enfante Ta^ct d'un troupeau que l'on surveille et que l'on soigne. Ils ne s'en doutent pas dans la pseudoliberté qui leur est lai^ée quand ils ont subi tous ces examens, tous ces contacts^ répondu à tous ces questionnaires, offert toutes ces garanties. On les parque la dedans comme des bêtes dangereuses. Le médecin doit les visiter quotidiennement. Us portent une carie d'identité et de contrôle qui peut leur être réclamée à tout instant et que l'on poinçonne chaque jour après chaque formalité* Et cette carte, tant les prescriptions sont nombreuses et précises, a bientôt Taîr d'une dentelle.
Aucun d'eux ne peut sortir de cet enclos sans permission.
Gomment oublier l'expression de ces milliers de regards quand ils ont rencontré le vôtre !
Il faut voir ces pauvres gens devant les étalages d'un magasin de provisions où l'on vend les malheureuses camelotes de l'émigration : pipes, morceaux de savon, jupes, corsages de calicot, chapeaux de feutre, valises de carton recouvertes de toile, à 2 ou 3 francs, chapeaux de femmes destinés à remplacer les mouchoirs de couleur pour celles qui ne veulent pas arriver là-bas dans les oastumes de la Bohême, de la Pologne ou de la Galicie. Un jeune paysan slave marchande un accordéon, des femmes retournent
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vingt fois dans leurs doigts hésitants de beaux peignes d'un mark, des ceintures, des jouets que les enfants, sans dire un mot, ne quittent pas de leurs yeux remplis de prières.
J'assiste à une scène poignante.
Un pauvre gosse de treize ou quatorze ans pleure en s'adressant à tous ceux qu'il rencontre. Je m'informe de son cas. Notre guide s'arrête et l'interroge. Voyant que quelqu'un s'intéresse à lui, ses larmes redoublent. Mais il parle. C'est un jeune Israélite russe. Il est ici seul, le médecin vient de lui refuser le départ pour une maladie d'yeux. En effet, ses paupières rouges pleurent aussi autre chose que des larmes.
— Il faut retourner dans votre pays, lui dit l'agent.
— Où voulez-vous que j'aille? explique- t-il, dans un allemand très correct et sur un ton plaintif à fendre l'âme. On vient de tuer mon père et ma mère là-bas. La fabrique qui nous appartenait a été brûlée; la justice et les soldats ont pris le peu d'argent qu'on a trouvé. A présent, il ne me reste plus rien... rien... Je suis venu jusqu'ici à pied, en mendiant un peu de pain, la nuit je couchais dans les fossés des routes, et voilà pourquoi mes yeux sont malades.
— Vous ne saviez donc pas qu'il fallait de l'argent pour la traversée?
— Non. Je croyais que c'était l'agent qui payait le voyage et qu'on le remboursait quand on avait travaillé. J'aurais travaillé.
Il haussait les épaules d'un air désolé, sa voix était triste et mouillée de sanglots. Tout ce qu'il disait d'un ton si doux et si résigné était si raisonnable et si touchant que mon cœur se serrait affreusement
comme pour me punir de mon égoïsme. Honteui (j
moi-même, je lui donnai quelqueari — ' "■'■' ' -
se précipitant sur ma main pour fonl les Russes en remerciant. Mi temps, et je ne voulus pas en voir t
HAMBOnRG
(SUITE