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instrument à sa disposition, qui lui permet de quintupler son chiffre d’affaires, de s’étendre et de devenir quelqu un. »
Il est donc absolument indéniable que les banques allemandes comprennent mieux que leurs sœurs françaises leur rôle vis-à-vis du commerce. À quoi bon ces agglomérations de millions si elles ne doivent servir qu'à des opérations qui n’apportent aucun élément nouveau à la prospérité des affaires? Les banques allemandes et le commerce allemand, on peut le répéter, ne font qu’un seul corps, et ce qui le prouve, en dernier lieu, c’est l'établissement de nombreuses succursales financières d'Allemagne dans l'Amérique du Sud, au Japon, en Chine, et dans tout l'Orient.
L’affolante concurrence de Hambourg entre ces mille activités dirigées vers le même objecuf, le négoce, surexcite les intelligences, les imaginations et les initiatives jusqu'au suprême degré. Ce fameux port franc, qui rend, d'autre part, tant de services, sert de louche laboratoire à toutes les mixtures, transformations, combinaisons possibles. Cest ke qu on Ôte la coque des noisettes pour éviter de payer les droits de douane sur la partie non comestible du fruit (car c’est au poids que ces droits sont payés), qu'on retire de leurs boîtes les ananas arrivés en conserve de Singapour pour les mettre en fûts (car le taux de douane n’est que de 4 marks au lieu de 60), sauf à les remettre en boîtes avec un nouvel étique-
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