‹ En AllemagneChapitre 101 sur 294 · PL · texte numérisé non relu

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tage aprés leur entrée en ne u là aussi que se - épare la chimie des alcools et des vins dont on inonde les ci: nq parties du monde.

Nous avons cru longtemps en France que cette

Ps Th: ct ce n 1 let ren : , 178 4 "e Lun n nr iraude et cette chimie étaient faites à nos dépens, et

que nos bordeaux, nos champagnes, nos cognaes se multipli: rient Émiracie grace aux Faust du port fran

puis se lançaient sous les é étiquettes françaises be la circulation mondiale. Or, M. Jules Le — notre

consul général à Ha: mbourg, proteste contre ces

bruits. il m'a même prié, dans l'intérêt de la vérité, de les démentir formellement.

Selon lui, dans son ensemble, le commerce de Hambourg est absolument honnête, et s’il y eut autrelois, dans les caves du port franc, des laboratoires frauduleux, ils ont disparu, à ie d’un seul, bien connu de tous et dont on sait parfaitement les pratiques. [l est beaucoup plus vrai, au contraire, que les meilleurs vins français se trouvent à Hambourg. En voici la raison. Des maisons hambourgeoises achètent les récoltes entières des grands vignobles médocais, et, dernièrement, elles sont encore allées plus loin, elles ont acheté les propriétés et ies châteaux eux-mêmes |

— Que sont lesfraudes du port franc à côté de ce qui se passe dans l'Amérique du Sud, me dit M. Lefaivre; au Chili, par rompre où on collectionne toutes les vieilles boute s à champagne qu'on remplit de cidre termentescible mélangé de vin blane et de sucre candi, et qu’on vend pour nos premières marques

1. Le séjour des fruits en fût est de quatre à cinq jours, et comme is baignent dans leur jus ils ne subissent aucune détérioration.

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d'Épernay et de Reims. Au lieu de Clhicquot, on écrit Glhiquot sur les étiquettes, et le tour est joué. En Allemagne, on punit sévèrement l'intention de tromper. Là-bas, au cont rares les contrefacteurs sont protégés par les lois. L’indigène a toujours raison près des tribunaux contre ceux qui poursuivent ses fraudes. Cela ppelle « défendre l’industrie nationale ».

J'ai bien entendu pourtant, un soir, au Færhaus, raconter par un aimable Hambourgeois, ancien employé dans une maison de commission du port franc, qu’on y fabriquait du € Man à À fr. 25 la bouteille, du bordeaux à 60 pfennigs rendu, du coenac, du rhum, de l’anisette à seize } centimes le litre, le tout Craneo à bord, escompte 5 p. 100, et des bonbonnes de chiant, de vermout, de RS de genièvre, à des pri ix dérisoires.

— Mais c'est pour les nègres ! ajoutait le narrateur. Quant aux vins re destinés à la consommation allemande, vous ne nous trouvez pas assez barbares pour les déf igurer.… En tout cas, pas plus qu'à Bordeaux même !

Car 1} parait que certai se prêtent à des manipulations as ce ge enre, envoient même au port franc leurs étiqueltes et leurs eslampes.

La concurrence déchaïnée, sans limites possibles, a fini par produire un cumul des affaires qui, peu à peu, esl devenu la règle générale. On est à la fois agent, courtier, acheteur, vendeur, sans que nul ne S "étonne ni ne s’émeuve des conflits possibles d’inté-

k 212 DE HAMBOURG AUX MARCHES DE POLOGNE | rêts. La compagnie de navigation Wœrmann a, à | côté d'elle, la maison CG. Woœrmann avec ses comp- : toirs sur toute la côte d'Afrique. La compagnie Frei- i tas, qui possédait la ligne du Brésil acquise récem- | ment par la Hamburg-Amerika, a son bel édifice de | la Ferdinandstrasse divisé en plusieurs départe- | ments : transit, armement, courtage maritime, ex- | port, import. La concurrence a fait baisser tous les |

prix. Îl faut avoir plusieurs cordes à son arc, si l’on veut vivre. Songez qu on effectue le transit d’un wagon de 10,000 kilos de cotons pour 3 francs‘!

Le bénéfice de ces affaires ne permet pas aux maisons de payer richement leur personnel. Aussi les volontaires (ceux qui veulent réellement travailler) sont-ils accueillis avec empressement, et multiplie- | t-on dans les bureaux les « lehrlings », c’est-à-dire les apprentis qui n'ont comme rétribution, pendant | le temps de leur apprentissage, que 145 francs la première année, 290 francs la deuxième année, | 439 francs la troisième. Ils deviennent alors commis. |

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