‹ En AllemagneChapitre 11 sur 294 · dé ts 4 #0 > PDU 4 te mm · texte numérisé non relu

dé ts 4 #0 > PDU 4 te mm

tdi nten ee me ET ES '

d'être servie. Il faut pour cela qu’elle pénètre dans les appartements privés du boulanger ou du boucher qui va lui chercher au magasin ce dont elle a besoin. Mais elle se cache et le fournisseur aussi.

Le vendredi saint et le jour de Pâques les boutiques sont fermées obligatoirement toute la Journée. Le lundi de Pâques également, sauf de onze heures à deux heures. Tout patron dont l’ouvrier a travaillé ce jour-là est passible d’une amende. Mais lui-même peut travailler, sans vendre toutefois. Les particuliers et les restaurants doivent faire la veille leurs provisions, et c'est pour cela qu’on mange du pain dur tous leslundis matin.

La hiérarchie.

Le respect de la hiérarchie passe de la caserne dans la vie sociale. Les femmes d'officiers reçues dans un salon de militaire ou de civil occupent des rangs variables suivant le grade de leur mari. La générale a la place d'honneur, puis la colonelle, la Capitaine et ainsi de suite.

En visite, la femme d'un capitaine, respectable dame d’une cinquantaine d'années, cause avec la mattresse de maison. Entre une jeune femme de vingt à vingt-cinq ans. C’est celle du vieux colonel du régiment. Echange de saluts et compliments. La respectable capitaine se lève de la place confortable qu’elle occupe sur le canapé, près de la maîtresse de maison. et avec un sourire aimable : « Madame la colonelle veut-elle prendre cette place? » L'autre accepte tou-

à, L 4 LÊ dv'Éébog " L 2 rente Sel vds Ron D NEA AS a ATH do

M “pe } LM ere Le prboaté pemeet- née l'A L/

jours, tandis que la capitaine, soucieuse des distances, s’assied un peu à l’écart, discrète.

À la campagne ou dans un restaurant en plein air, une société — officiers et leurs femmes — s'amuse. Arrive par hasard un ménage d’officier de grade supérieur. Les premières doivent se lever et, droites, attendre le bon vouloir de la nouvelle arrivée. Si elle s’assied, elles peuvent s'asseoir aussi, et reprendre leur repas interrompu. Sinon elles doivent attendre que la malice de leur supérieure soit suffisamment assouvie.

Une amie de Mme S..., de Cologne, lui conseillait ceci lorsqu'elle vint habiter la ville :

— Vous devriez faire chez vous comme dans certains salons distingués : exhausser un entre-deux de fenêtres, par exemple, par une petite estrade de vingt ou trente centimètres de haut. Vous y placeriez les « grosses nuques » (c’est ainsi qu'on appelle à Cologne les « légumes »). Vous auriez du succès pour vos débuts, et l’on dirait : Cette femme a du tacl.

La susceptibilité des « grosses nuques » est maladive, et les maîtresses de maison qui les reçoivent ont un mal extrême à ne pas la froisser.

Cette même mesquinerie passe du monde militaire dans les milieux plus éclairés, — comme les milieux universitaires. Une femme de fonctionnaire supérieur peut, sans même risquer une algarade, manquer d’égards aux femmes des subordonnés de son mari et nuire à leur avancement. Dans l’armée, cette intervention est très fréquente. Un jeune officier des plus brillants, figurant au tableau d'avancement, voit sa carrière subitement arrêtée, simplement parce qu’il n’a pas plu à la colonelle ou à la générale.

DEP Rd 0 , PA re.

Re 7 D SR US - cd nn

mi à ; | h | :

h 2 Le É ut A F F U 1 4 L Ê à & 3 ?

o | " RARE | Her Mil4 £ { | 4 SSTUE % | + | x dE % } LE k È = 4 : y E4 = | Sir Fe + Es, h î f F4 + / ÿ : n { 1 | : { :

à Ep trA ; F h | :

Fa i té | 128 | € | . : :

NE Pit N À F4 1 1 $ à d * H : i 4 Ë | :

: ? . | Ÿ t Es. | E Ne) PA ( k j La n D EN SEN | di F , * k $ £ É |

vf ER À RER * 1e ‘sy | Len SERA

À EX RE TE } te de leg hd - LOTS Den dÉ Put

MR de à 60 mn pond gr TRÈS

À table, chez eux, au restaurant, les Allemands, sous l’auvent de leur main bombée, fourragent, piquent, forent, terrassent leurs gencives à coups de cure-dents.

Is trouvent plus distingué de se servir de ces instruments en ayant l’air de s’en cacher sans se douter qu'ils appellent davantage l’attention sur un geste qui devrait, en somme, passer presque inaperçu.

Une habitude assez sale que les Allemands — des hommes de tous âges — conservent, c’est celle de se brosser les cheveux en public, au théâtre, au café, au restaurant, dans un salon d'hôtel. (Je ne sais s’ils vont

jusqu’à le faire quand ils sont invités chez leurs amis.)

Ils sortent deux brosses d’un étui qu'ils portent toujours sur eux et lissent tranquillement leurs che-

VEUX Comme S'ils se trouvaient dans leur cabinet de toilette. Après quoi ils passent un peigne dans leur

barbe et leur moustache, secouent les pellicules qui ont neigé sur le col et les revers de leur vêtement, et se rengorgent.

A EN ee ALT te

ET ER De MR ET

Page 1