‹ En AllemagneChapitre 137 sur 294 · TP · texte numérisé non relu

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gée de grands arbres, se trouvent de vastes jardins, des cafés, condilorei où l’ont vient se récréer. C'est ic1, sur le Hufen et au Bœrsen Garten, que se réunit joute la jeunesse de Kæœnigsberg. L'été, on part pour la mer à la station proche de Cranz, mais plus encore, à Rauchen, célébre par ses dunes couvertes de bruyères bleues et roses, rendez-vous d’un grand nombre de Polonais et de Russes; aussi à peine y entend-on parler allemand.

La seule partie vraiment pittoresque de Kœænigsberg, le marché aux poissons, se trouve sur les quais du Pregel. Devant des maisons étroites et hautes, des marchands de bric-à-brac étalent leurs vieilles poteries, leurs ferrailles et leurs nippes. À côté, une orosse femme est debout devant son étal : quelques pla inches sur deux tréteaux où sont rangés des harengs frais; d'autres sont suspendus par la tête le long de cordes tendues au- sue de cette primitive boutique; plus loin, un marchand de légumes et un fripier encore Di les défroques sordides, baliottées par le vent, viennent caresser de temps en temps les rougets et æ maquereaux du voisin. Pêle-mêle, sans autre boutique que le payé de la rue, des marchandes débitent leurs légumes. Tout près, des bateaux aux voiles carguées se pressent dans un port étroit. Devant ces boutiques d’un autre âge s'élève l’ancienne université, celle où professa Kant. L’étranser qui arrive à Kœæ nigsberg, hanté par le souvenir | du grand philosophe, n’y trouve rien qui puisse évoquer sa vie. Sa maison fut détruite, aucune trace n’en LA a été conservée. Il y a quelques années, un Anglais, ER venu à Kœnigsberg pour dire la messe kantienne, et trouvant la maison du philosophe démolie, pleura.

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