‹ En AllemagneChapitre 143 sur 294 · LES · texte numérisé non relu

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devenue courante, à savoir que les Allemands n’achètent et ne vendent que le bon marché. En réalité, quand la matière première est bonne, ils ne se soucient pas du prix.

« Pendant quelque temps, les chiffons perdirent leur ancienne faveur. Le papier de cellulose, facile à faire, moins coûteux, triomphait. Mais le gouvernement allemands’aperçut un beau jour que ses archives écrites sur papier de cellulose se réduisaient en poussière. IL exigea alors que le papier qu'on lui livrait fût fabriqué selon quatre qualités difiérentes, et renfermât une certaine quantité de chiflons.

« Pour éprouver la valeur intrinsèque du papier, on le soumet à une expérience qui consiste à dévider d’une grande hauteur un rouleau de papier large de 50 centimètres ou de 30. Il arrive un moment où, par le poids du papier déroulé, la bande se déchire etl’on n’a plus qu’à vérifier à quelle hauteur le papier s’est rompu. Cette longueur s'appelle « Reiss Hinge » (longueur de déchirure). Des appareils éprouvés et basés sur ce principe ont été récemment construits, et il existe à Charlottenburg, près de Berlin, un bureau du gouvernement chargé spécialement de ces expériences.

« Depuis la réglementation, qui date de quinze ans, et malgré l’usage croissant du papier de cellulose que l'Etat emploie pour les imprimés sans valeur, les chiffons ont beaucoup augmenté de prix. »

Les ouvriers qui transportent les ballots ne gagnent pourtant que 2 à 3. marks par jour, de 6 heures du matin à 6 heures du soir, avec un repos de deux heures et demie pour les repas. Le salaire des femmes va de 1 mark 50 à 2 marks.

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