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J'ai essayé de me faire expliquer par un Allemand
1. Voir En Allemagne : Rhin et Westphalie, au chapitre « Le Boire ».
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intelligent et par une dame habituée à l’analyse ce qu'est cette sensibilité allemande apparemment si contradictoire avec le matérialisme de la race, sa gourmandise, son manque de délicatesse physique, le réalisme sans élan de ses mœurs amoureuses à peine dissimulé sous l'hypocrisie des conventions religieuses.
J’y ai mis toute la bonne volonté dont je suis capable. Et, à travers les explications que j’ai recueillies, jai perçu, en opposition avec le sensualisme latin nerveux, ardent et voluptueux, une sentimentalité souvent arlificielle et phraseuse, fadasse et lunaire, qui consiste non pas à aimer fort et vivement, mais à se serrer les mains languissamment, à se regarder avec une feinte béatitude, à se dire des mots tendres, à sécrire des choses vagues et filandreuses : et c’est l’état d'esprit bien connu des collégiens pubères, en province, avec cette différence que les manigances poitrinaires de ces gros garçons s’accompagnent des réalités les plus claires et les plus précises.
Pourquoi la plupart des enfants allemands ont-ils les jambes torses? Le spectacle de ces petits êtres jouant dans les rues et les parcs, leurs mignonnes jambes courbées en cerceau, est obsédani.
J'ai demandé la raison de cette anomalie à un médecin de mes amis. C’est que, paraît-il, les petits Teutons, nourris à l’excès, pèsent un poids disproportionné avec la faiblesse de leurs membres; de sorte que les parents voulant les faire marcher de bonne heure, les jambes s’affaissent. Souvent, en grandis-
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